Alger - Revue de Presse

H’lal alihoum, H’ram Alina



Un pas vers une sécurité efficace En sommant les opérateurs de la téléphonie mo-bile à se mettre en conformité avec la loi, l’ARPT -l’Agence de régulation des télécommunications- vient de prendre une décision très importante qui contribuera efficacement à renforcer la sécurité, nationale et publique. Au-delà de l’identification des auteurs de communications à caractère sensible, l’enjeu est l’amélioration de la sécurité nationale, la lutte contre la criminalité, et la localisation de réseaux criminels, ce sera la lutte contre la petite et moyenne délinquance qui bénéficiera des bienfaits d’une telle mesure. En effet, si la loi fait obligation aux opérateurs de téléphonie mobile de ne délivrer une «puce» qu’à des personnes morales ou physiques identifiables, force est de reconnaître que cette disposition a été peu respectée. Les Algériens, ceux qui avaient eu le privilège de posséder un portable à la fin des années 90, ont pu mesurer -au parcours imposé- les difficultés traversées avant de pouvoir disposer d’une ligne GSM: demande manuscrite détaillée, adresse complète, copie de la carte d’identité légalisée, copie du numéro de série de l’appareil téléphonique, copie de la facture d’achat et certificat de résidence. Une batterie de documents contraignante, certes, mais qui permettait d’alimenter une banque de données fiables qui dissuadait les auteurs de plaisanteries de mauvais goût et incitait les criminels à être prudents dans leurs communications afin d’éviter d’être repérés. De telles mesures ne violaient aucunement les droits individuels car considérées comme des garde-fous qui protègent, justement, le droit à la vie privée. Et quand une plainte était déposée pour harcèlements téléphoniques, les auteurs étaient rapidement localisés et identifiés avec un risque d’erreur égal à zéro. L’ouverture du marché de la téléphonie mobile a ouvert la voie à une concurrence qui n’a pas été très respectueuse de certaines clauses des cahiers des charges. Car contraindre le client à fournir certains documents l’aurait poussé à s’adresser à d’autres opérateurs qui ne se seraient pas fait prier pour grossir leurs «troupes». Il n’est pas dit que ces opérateurs ont délibérément violé la loi, mais ils l’ont contournée en activant des lignes qui n’avaient aucune «étiquette». Le service prépayé a certainement été le produit qui a le plus favorisé la vente de puces dites sauvages car garantissant un anonymat qui permet tous les dépassements; ce qui explique le nombre impressionnant de puces en circulation -26 millions pour une population de 32 millions de personnes, bébés compris! Le plus grave dans cette dérive réside dans le fait que des puces sont rétrocédées à des tiers sans que le propriétaire qui avait été enregistré s’inquiète de l’utilisation qui pourrait être faite en son nom. Des puces ont changé cinq, six et parfois dix fois de mains, parce que les voleurs de portables ne s’embarrassent même plus de se débarrasser d’une puce qui pourrait les démasquer étant entendu qu’il s’agit d’un «fantôme» ou dans le meilleur de cas domicilié d’une manière fantaisiste. Nombre d’assassinats ont été élucidés parce que l’auteur a utilisé un téléphone renseigné. Que dire, alors, de crimes plus importants qui exposent des édifices publics, des services sensibles, l’économie et plus grave encore la sécurité nationale? Il était temps que l’ARPT réagisse, à condition qu’il ne s’agisse pas d’un simple coup de semonce qui fera prendre conscience aux criminels que l’Etat est désarmé face à la technologie. Ce qui les encouragera à multiplier leurs méfaits. Miloud Horr
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