C’est quoi un bilan?
La rentrée sonne le glas des vacances scolaires et ouvre, toute grande, la saison des bilans. Que ces derniers apparaissent sous forme d’universités d’été, d’assemblées générales ou de rapports, le fait est que le fonctionnement de la chose publique ne peut s’opérer sans qu’il n’y ait de comptes. Le plus indiqué, actuellement pour ce genre d’exercice, semble être celui relatif au tourisme estival et les résultats, immédiats, qui découlent de la préparation de la saison des baignades qui ont vu «une grande animation» durant les mois d’avril et de mai passés, de grosses dépenses et des déclarations faites par une foule de responsables, dont des maires, des walis et mêmes des ministres.Il ne fait pas de doute que des bilans ont été dressés et que des recommandations ont été faites en prévision de la saison estivale suivante. Mais au vu des carences et des dysfonctionnements qui apparaissent chaque année, et des ratages produits, les Algériens ont l’impression qu’aucun bilan n’a été dressé et que la fin de la saison estivale, en soi, en est un. Le plus grave est que les estivants se retrouvent face aux mêmes problèmes auxquels ils ont été confrontés la saison écoulée. Ce qui donne l’impression que les longues réunions n’ont servi à rien du tout, tout comme les recommandations, si, bien sûr, il y a eu quelques-unes. Les mêmes hôtels qui avaient été décriés continuent de fonctionner avec les mêmes insuffisances, les restaurants n’ont guère fait de progrès, et la qualité des plages continue de connaître une régression certaine.
Le plus grave est que les responsables du tourisme refont, chaque année, les mêmes déclarations optimistes et s’attendent à des arrivées «massives» de visiteurs ou à défaut, d’investisseurs. Le comble est qu’ils tiennent toujours les mêmes propos. Que l’Algérie dispose de 1.200 km de littoral, que le désert algérien est un atout non négligeable et que tel ou tel site n’a pas égal, nulle part ailleurs. Des arguments qui ne trouvent, apparemment, aucune prise en charge pour les faire connaître ou pour les rentabiliser.
Il n’y a pas qu’en Algérie où l’on peut trouver des plages, des dunes ou des sites ensorceleurs. Au Maroc, en Tunisie, ou en Egypte, il en existe tout autant. Ce qu’il y a dans ces pays, par contre, et qui manque au nôtre, c’est l’existence d’une stratégie réelle pour le développement du secteur et de l’environnement qui devrait l’accompagner. Avec des buts à atteindre et des sanctions, en cas d’échec.
Miloud Horr
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com