Alger - Revue de Presse

H’lal alihoum, H’ram Alina



La Santé est malade Le décès de sept nourrissons, dans l’un des hôpitaux de la capitale, relance le débat sur l’état de la santé publique et de sa gestion. Ce pénible constat est le fait de la répétition cyclique d’événements regrettables. L’on se souvient que des incidents similaires avaient eu pour théâtre un hôpital des Hauts-Plateaux et que des bébés continuent de disparaître, mystérieusement, dans d’autres établissements. Ces ratés suffisent à eux seuls afin de re-tirer la sonnette d’alarme, sans préjuger des aventures rocambolesques et des scandales qui secouent les établissements de soins -qu’ils soient publics ou privés. Que les enquêtes diligentées aboutissent à des affections qui écartent, ou non, la négligence ou la responsabilité publique, ne consolera pas les parents -dont certains pourraient avoir attendu des années et vu tous les marabouts pour devenir pères et mères. Le plus grave est que ce genre de situation a tendance -non pas à se reproduire, ce qui est déjà le cas- mais à se banaliser. C’est dans cette ambiance macabre qu’il faut situer les décisions de M. Tou qui vient d’établir un calendrier pour arrêter le transfert dans des hôpitaux étrangers. Si les Algériens ont, dans leur immense majorité, applaudi la «décision», ils ne sont cependant pas dupes. Ils «comprendront» que des cas «exceptionnels» existeront toujours pour justifier une évacuation.Le débat ne se situe pas à ce niveau, mais plutôt de savoir ce que propose le ministre comme alternative pour être à la hauteur des mesures prises. Il aurait été, sans doute, plus judicieux de lancer une structure «high-tech» en matière de santé -l’EHU ou l’un de ces hôpitaux militaires flambant neufs qui font la fierté des riverains- et au niveau duquel on installera la crème de nos spécialistes. Un établissement qui sera La Référence où viendront se soigner ceux qui prétendent à un transfert. Un établissement qui en formera, à son tour, un autre et qui aura une vocation régionale. Un petit réseau que l’on pourra maîtriser en valorisant à leur juste valeur les compétences qui ont choisi d’émigrer. A la limite du raisonnement simpliste, la proposition vaut mieux que d’injecter des milliards dans des structures qui datent de l’époque coloniale et qui n’ont servi qu’à aider des «sommités» à s’installer à leur compte et qui «s’alimentent» en malades en détournant ceux du secteur public, quand tout va bien, et de les y réexpédier, en cas de pépin. Tant que la profession n’est pas moralisée, il est illusoire de prétendre arrêter les transferts. D’autres responsables avaient pris la même décision, le résultat a été la création d’un «marché» qui fonctionne merveilleusement grâce à la complaisance et à la corruption sous couvert d’intérêt scientifique.
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