La création d'un cartel du gazsur le modèle de l'Organisation des exportateurs producteurs de pétrole (OPEP),c'est presque le cauchemar pour le vieux continent, si l'on vient à supposer quel'un des principaux objectifs visés par l'initiateur d'une telle idée, laRussie en l'occurrence, étant de parvenir à des accords de limitation deproduction pour détenir un levier sur les prix et surtout se doter d'un atoutde poids pour influer sur le cours des événements. Etant dit que ce pays est deloin le premier producteur de gaz. Et à en croire le ministre koweitien duPétrole, une OPEP de gaz se précise et on est déjà sur les colonnes de lapresse occidentale, au stade des suppositions et des hypothèses d'un sombrescénario ayant cette vocation de redistribuer les cartes dans le domainegazier. Significatif aura été en ce sens, le rapprochement entre la Russie etl'Algérie en janvier 2007. En effet pour rappel, l'Europe était entrée enébullition, quand le ministre de l'Energie et des Mines Chekib Khellil avaitsigné avec son homologue russe, Viktor Khristenko, des accords de coopérationsur l'exploration, la production, la commercialisation et le transport deshydrocarbures. Mais l'Algérie aura tôt fait de rassurer ses clients quand lapresse internationale annonçait au début de l'année 2007, que cinq desprincipaux pays producteurs de gaz, l'Algérie, le Qatar, l'Iran, la Russie et leVenezuela, lanceraient une «Opep du gaz» lors d'une réunion qui devait se tenirà Doha. Le ministre de l'Energie, Chakib Khelil, affirmait alors que l'Algérieécartait la possibilité de la création d'une « OPEP du gaz ». Est-ce que c'esttoujours le cas ? Du moins pour l'Algérie. A ce propos, il ne serait pasinutile d'évoquer l'entretien qu'avait accordé en mars 2007, le président de laRépublique Abdelaziz Bouteflika au journal espagnol El Pais. N'est-ce pas quele chef de l'Etat faisait savoir qu'il « ne fallait pas rejeter à priori l'idéede la création d'une OPEP du gaz ». Abdelaziz Bouteflika indiquait qu'une telleperspective entrait complètement dans les tendances introduites par lamondialisation et conduit les producteurs à se solidariser pour la défense deleurs intérêts ». Sauf que le président de la République donnait aux Européens,et particulièrement aux Espagnols, de sérieuses garanties sur le chapitre de lacoopération en matière de gaz. Ce qui est particulièrement rassurant, sachantque l'Algérie, avec la Russie et la Norvège, reste l'un des principauxfournisseurs de gaz à l'Europe. Et à cet égard, la grosse interrogation duvieux continent reste bel et bien celle de gérer sa dépendance croissante dugaz et la sécurisation de ses ressources énergétiques. L'Algérie constitue un deséléments de réponse et pas des moindres à cette grosse interrogation. Restedonc à savoir comment notre pays va négocier, au mieux de ses intérêts, cettedonne d'un cartel de gaz ?
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Mohamed Salah Boureni
Source : www.lequotidien-oran.com