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Grèves dans les universités



Grèves dans les universités
Le ministre de l'Enseignement supérieur, Tahar Hadjar, s'est réuni hier avec les dix organisations estudiantines nationales à l'occasion d'une rencontre régulière d'évaluation durant laquelle il a haussé le ton contre certains dépassements et revendications irrationnelles.Naouel Boukir – Alger (Le Soir) – Les innombrables grèves coordonnées par les étudiants en chirurgie dentaire, pharmacie et architecture, entre autres, ont fait l'objet de manipulations selon le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.S'expliquant sur ces termes, Tahar Hadjar a indiqué que la majorité des revendications sont «insensées» et d'autres ne relèvent pas de son secteur pour la plupart. Pour le reste des exigences de nature réellement pédagogique ou sociale, «nous y avons répondu dès le départ», a-t-il déclaré en prenant pour témoins les représentants des organisations estudiantines présents à la réunion.Toutefois, ce que le ministre considère véritablement révoltant c'est «le comportement incivil et criminel de ces grévistes» ayant décidé de fermer les universités ou les offices des services sociaux et d'y interdire l'accès pour motif de grève.«De quel droit '» s'est-il emporté en rappelant qu'il s'agit là d'une institution publique et en aucun cas elle ne devrait être bloquée. Surtout que ces dépassements servent souvent des intérêts personnels, a-t-il soutenu. Pointant du doigt la démission des organisations estudiantines quant à la tournure que prennent ces manifestations, il a prévenu celles-ci que «c'est la dernière fois que ce type d'agissement sera toléré».En précisant que l'encadrement de ces activités est précisément à leur charge et ce laisser-faire des organisations estudiantines sera sanctionné à l'avenir par leur invalidation, a-t-il averti.La communication des revendications doit se faire dans «un environnement serein et une optique axée sur le dialogue sans qu'aucun de nous intercède dans les prérogatives de l'autre pour arriver à des consensus», a conclu T. Hadjar.Réorganisation des services sociaux avant la fin de l'annéeUn nouveau responsable, Madjid Kassi, a été désigné à la tête des services sociaux des universités au ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.Ce changement intervient dans le but de confier à ce département un renouveau constitutionnel, en amont comme en aval.En effet, la qualité de ces prestations, que cela concerne la restauration, l'hébergement ou encore le transport, est médiocre comparativement aux sommes faramineuses investies dans ce sens, a concédé le ministre. En ajoutant que «la gestion actuelle de ces services de nature administrative n'est plus appropriée et est véritablement dépassée».C'est pourquoi le ministre a assuré qu'une rencontre nationale sur la restructuration ou la refonte des services sociaux universitaires sera organisée avec le partenaire social et les associations estudiantines avant la fin de l'année afin de s'allier, in fine, sur une optique de gestion managériale de ces prestations.
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