Selon M. Kabouche Aziz, membre du syndicat national des psychologues, le
SNAPSY, et coordonnateur du bureau régional des psychologues de l'Est algérien,
« un mouvement de grève se dessine sérieusement au sein du corps qui n'attend
que le feu vert d'Alger pour enclencher le mouvement de protestation ».
Toujours selon notre interlocuteur, le bureau national des psychologues
sous la présidence de M. Meribout Lyes était dimanche dernier en conclave à
Alger pour décider des résolutions à prendre. Mais selon notre interlocuteur,
il semblerait que « la situation a tellement empiré et les choses se sont tellement
dégradées qu'elles ont atteint aujourd'hui le point de non-retour...». Le
principal grief retenu contre la tutelle, toujours selon M. Kabouche, est
étroitement lié aux salaires de « misère » que perçoivent les psychologues,
mais aussi lié à des problèmes de pédagogie, de plan de carrière et
d'encadrement. « A Constantine, souligne notre interlocuteur, les 15
psychologues du centre universitaire Benbadis travaillent dans des conditions
lamentables sans perspectives d'amélioration. » A ce sujet, M. Kabouche
souligne que « le CHU de Constantine renferme le plus grand nombre de
praticiens spécialistes mais la situation sociale et administrative de ces
derniers n'a pas évolué d'un iota depuis des décennies alors que les salaires
avoisinent les traitements du personnel administratif sans aucune qualification
».
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Rahmani A
Source : www.lequotidien-oran.com