Alger - A la une

Greffiers en grève de la faim



Les huit greffiers en grève de la faim ont entamé aujourd'hui leur 45e jour de grève et leur état de santé se détériore gravement.
Les grévistes comptent supprimer de leur ration alimentaire quotidienne le sucre et se contenter uniquement d'eau minérale, selon leur représentant, Mourad Ghedia.
«Les hospitalisations des grévistes sont de plus en plus rapprochées et ils sont depuis quelques jours hospitalisés au moins 3 à 4 h par jour», dit-il. Le comité de soutien de ces grévistes, composé d'acteurs de la société civile, d'associations et de greffiers tiendra aujourd'hui un rassemblement à Alger. Dans un communiqué parvenu ce matin à notre rédaction, le SNAPAP dénonce la tutelle «qui continue d'afficher son indifférence quant à l'ouverture du dialogue avec les syndicalistes. Le comité de soutien prend à témoin la société civile et l'opinion nationale sur le refus des autorités à assister des personnes en danger, parmi lesquelles deux sont des mères de famille», lit-on dans ce communiqué
Les grévistes souffrent de chute de tension artérielle, d'hypoglycémie, de difficultés respiratoires et de fatigue extrême due à l'anémie. Face au silence de la tutelle, les grandes organisations syndicales internationales interpellent le président de la République. La Confédération syndicale internationale (CSI) a lancé un appel d'urgence au président de la République pour mettre fin à la grève de la faim des greffiers. Cette dernière a appelé également le gouvernement algérien à revoir sa politique de confrontation. «Il faut accepter le droit de ces personnes à former leur propre syndicat, d'y adhérer et de négocier une solution globale pour les plaintes qu'ils ont présentées», a indiqué la même source. De son côté, le plus grand syndicat américain (AFL-CIO) a adressé une lettre dans laquelle il appelle le président de la République à intervenir afin de régler la situation des grévistes. Ceux-ci suscitent également de plus en plus d'inquiétude chez les associations et les représentants de la société civile.
Neuf associations soutiennent les grévistes dans leurs revendications. Ces dernières concernent l'amélioration des conditions de travail, l'augmentation des salaires, le droit à la création d'un syndicat et l'intégration des corps communs. De son côté, le ministère de la Justice n'a pas encore entamé le dialogue avec les représentants syndicaux. Selon une source proche du ministère, «il n'a pas encore été désigné de ministre de la Justice pour pouvoir prendre des décisions et le ministre par intérim n'est pas habilité à trancher certaines questions», nous dit-on.


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