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Grande panique Fausse alerte à la bombe hier à l'aéroport international d'Alger



Vendredi matin, vers midi, l'aéroport international d'Alger Houari-Boumediene grouillait de monde. Une longue queue de véhicules s'était formée pour traverser le deuxième point de contrôle des services de sécurité pour atteindre le poste de péage du parking.
Les policiers sont à pied d''uvre. Tout passant est contrôlé avec rigueur. Même les piétons qui traversaient cette route étaient soumis au contrôle des agents de l'ordre.
La file s'allonge de plus en plus. Pour éviter un embouteillage embarrassant et une attente lassante sous un soleil de plomb en ces jours de Ramadhan, les policiers recommandent aux automobilistes d'emprunter l'autre chemin qui mène vers l'aéroport national. A l'entrée, tout semblait normal.
Un monde fou se trouve à l'intérieur de l'enceinte de cette importante infrastructure, qui s'avère, 10 ans après son inauguration, exiguë pour contenir ce nombre important de personnes. Les voyageurs défilent dans toutes les directions pour accomplir les procédures nécessaires avant l'embarquement.
Certains font le tour des magasins pour faire les derniers achats, alors que d'autres s'attablent dans les cafétérias en attendant l'heure d'embarquement. Le plus remarquable dans cet aéroport est le nombre de personnes se trouvant dans les halls de l'arrivée. Les sièges de ces espaces n'ont pas suffi pour tout ce monde, obligeant ainsi les gens à se tenir debout ou à faire les cent pas. Rien n'indiquait qu'il y avait eu une alerte à la bombe près d'une heure auparavant. Mais les gens qui s'y trouvaient témoignent de la scène.
«Lorsque je suis arrivée, j'ai trouvé les gens dehors. Ils attendaient tous de repasser par le scanner et d'être fouillés avant de regagner l'enceinte de l'aéroport», nous dira une mère de deux enfants. «J'ignore la raison qui a fait qu'ils sont tous sortis, mais l'aéroport était vide», a-t-elle ajouté.
«Il était 10h passées lorsque les agents de l'ordre nous ont demandé de quitter l'aéroport suite à une alerte à la bombe. Nous avons quitté la salle et sommes restés près d'un quart d'heure dehors avant de rejoindre de nouveau la salle», nous raconte un autre jeune émigré vivant à Marseille. «J'ai appris aussi que le même incident a eu lieu une heure avant à l'aéroport de Marseille.» «Quelle coïncidence !» L'opération d'évacuation des gens s'est faite en un laps de temps très court. «Ils ont fait sortir tout le monde», affirme-t-il. «L'appel a fait paniquer beaucoup de gens.
Certains avaient le visage pâle, d'autres ont même pleuré. Il y a eu de la bousculade. Ça s'est fait dans une anarchie totale», raconte-t-il. «Heureusement que cela n'a pas pris beaucoup de temps. Près 20 minutes au maximum.» Encore stressées, certaines personnes venues attendre un proche, un parent ou un ami sont arrivées tôt à l'aéroport et n'ont pas pu le quitter en raison des retards énormes accusés par les avions.
«J'attends l'arrivée de mes parents de omra. Ils doivent transiter par l'Egypte. Je suis arrivée à 10h et il n'y a toujours rien», nous dit une jeune fille. «Je suis là depuis 9h30. J'attends mon frère en provenance de Paris. Mais là, ça fait beaucoup de retard», dira un autre jeune rencontré sur place. «De toute façon, on ne peut plus voyager en Algérie sans qu'il y ait du retard. A chaque fois qu'on vient, c'est le même scénario. On est obligé de faire preuve de patience», a-t-il ajouté.
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