
Hier matin au Forum de Mobilis, organisé mensuellement au siège de l'opérateur, il a été question du développement du contenu local. Un sujet extrêmement important sur lequel l'Algérie continue à enregistrer un retard criant.Le pourquoi de cet état de fait réside dans l'attitude des pouvoirs publics qui, malgré de nombreuses tentatives, n'ont pas "osé" prendre l'élan nécessaire. C'est du moins ce qui s'est dégagé après deux heures de débat sur "la jeunesse de l'écosystème en question" et "l'inadéquation entre la formation dispensée dans les universités et la demande réelle des entreprises". Pour étayer cette problématique, Mobilis a fait intervenir des experts qui ont débattu avec les journalistes du métier du développeur de la réglementation en vigueur et de la faisabilité de rentabiliser ce knowledge.Il ne s'agit pas, évidemment, de faire abstraction des réalisations, aussi timides soient-elles, comme souligné par les intervenants, mais de dire les choses franchement et s'éloigner ainsi des euphories pour un si maigre résultat. Il serait d'ailleurs déplacé de parler de programme e-Algérie au moment où tous les spécialistes du domaine font état de son échec. "Il faut absolument réviser la législation en vigueur pour plus de visibilité", soutiendront les experts, faisant remarquer qu'"au niveau du registre du commerce, il n'est nullement question de métier de développeur, et pour s'adonner à cette activité, il faut être agent de communication ou de publicité". D'autres paramètres sont abordés à ce sujet en rapport avec l'aspect pécuniaire qui freine réellement l'essor de cette activité.Le manque de développement des data centers, pour ne citer que cela, figure parmi les raisons évidentes de ce retard, en plus de l'absence de dispositif d'accompagnement de ce métier. Lorsqu'il est question de contenu, il est utile de rappeler que cela se traduit par trois modèles bien définis. Le B2B pour s'adresser aux entreprises, le B2C pour toucher le consommateur final et la publicité via le Net qui, dans le monde, s'élève à 22% du volume global.Autre chiffre beaucoup plus illustratif à un lien direct avec la 3G qui a permis une augmentation substantielle du trafic via le mobile qui passe à 25%, alors qu'elle était à peine de 12% avant le lancement de la 3G. Desstatistiques qui pourraient évoluer davantage avec l'avènement du m-paiement.En attendant, Mobilis est en train de mettre en place une plateforme appelée SDP pour permettre aux créateurs d'émerger. Il s'agit de présenter des applications déjà préétablies pour lesquelles le développeur pourra ajouter une touche finale.Aussi, Mobilis pourra, à terme, créer, héberger et monétiser dès que la législation le permettra.N. S.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Liberté
Source : www.liberte-algerie.com