Difficulté - Le territoire du Sahara occidental est essentiellement désertique. Pour les combattants sahraouis, «il est difficile d'y circuler sans se faire repérer par les avions français, au service des FAR».
Mohamed Ali Ourida Mohamed, actuel directeur du Musée national sahraoui de la résistance, continue son «voyage à travers l'histoire». Il nous rappelle ainsi quelques moments de «la guerre pour la dignité». «Pour nous, combattants, la vie au front n'a pas été du tout facile.
Nous avions en face de nous une armée marocaine qui disposait de tous les moyens et, de surcroît, secondée par l'aviation française. Il faut ajouter à cela les conditions de vie de cette partie de la Terre connue pour ses températures trop élevées en période estivale et le froid glacial en hiver. Les nuits étaient longues. Nos nuits, nous les passions à la belle étoile et dans la crainte d'être surpris à tout moment», a-t-il affirmé. Et de poursuivre : «Il nous arrivait, parfois, de ne prendre qu'un repas par jour, préparé à base de semoule, d'eau et d'huile d'olive. La viande, nous ne la voyions que rarement. Le m'rifis (appellation locale) était le plat le plus répandu. Nous manquions cruellement de provisions et d'eau. Notre seul compagnon était le thé que nous préparions nous-mêmes. Cette situation n'a, fort heureusement, duré que quelques années puisque par la suite, conscients de la justesse de notre cause, des pays sont venus apporter toute l'aide dont avaient besoin les combattants sahraouis qui commençaient à acquérir une certaine expérience, mais aussi à se structurer dans l'actuelle ALPS.» «Et c'est à partir de là que les succès s'enchaînaient. Dans l'entourage de Hassan II, l'on n'a jamais caché les craintes quant à la détermination des combattants sahraouis. Les noms de l'actuel SG du Polisario et président de la République, Mohamed Abdelaziz, Mohammed Bassiri, Mustapha El-Ouali Sayed, Brahim Ghali (actuel ambassadeur de la Rasd à Alger), Bachir Moustapha Sayed, Lahbib Ayoub, Omar Hadrami, Mahfoud Ali Beiba, Mohamed Lamine Ould Ahmed et Mohamed Lamine Ould Bouhali faisaient trembler tous les généraux et autres officiers supérieurs des FAR. Nos valeureux guerriers étaient toujours prêts à frapper à tout instant et n'importe où», a soutenu notre interlocuteur. Pour lui, des documents en possession des autorités sahraouies attestent bel et bien que bon nombre de militaires, officiers et autres pilotes marocains se sont tués lors des combats ou fait prisonniers. «Dans nos rangs, nous avons également perdu des hommes. Nous ne les oublierons jamais. Je ne pourrai les citer dans la crainte d'en oublier. Gloire à tous les martyrs de cette sainte guerre», a encore dit Mohamed Ali Ourida Mohamed qui a estimé que le peuple sahraoui a payé un lourd tribut pour une indépendance à moitié savourée puisque les 20 % des territoires sont toujours sous occupation marocaine.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : F H
Source : www.infosoir.com