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Ghoul évoque un conflit interne



Amar Ghoul, président du TAJ, estime que ce qui se passe à l'Assemblée populaire nationale est un conflit interne qui concerne uniquement les parlementaires. La situation, dit-il, nécessite, cependant, du dialogue pour trouver une solution afin de ne pas compliquer davantage les choses.Salima Akkouche - Alger (Le Soir) - Ghoul ne veut pas rentrer dans la crise qui secoue l'APN depuis quelques jours. Interrogé hier au sujet de la demande de la démission du président de l'APN, le président du TAJ a souligné qu'il s'agit d'un problème interne qui concerne l'Assemblée populaire nationale, les parlementaires et les groupes parlementaires. «Nous n'avons pas besoin de compliquer davantage les choses, nous avons besoin du dialogue dans ce genre de situation», a-t-il indiqué sans plus de commentaires. Par ailleurs, au sujet du Front populaire national auquel a appelé le président de la République dans son message le 20 aout dernier, Amar Ghoul estime que ce front ne peut pas se constituer de partis politiques uniquement. Ghoul dit même avoir contacté le secrétaire général du FLN l'informant que ce front ne doit pas être mené par un seul parti politique. «Le message du président est clair, il appelle à un front populaire, il faut donc impliquer le peuple et tous les partis politiques et la société civile», estime le président du TAJ. Il propose, par contre, que ce front soit mené par un groupe d'élite et d'intellectuels. «Ce groupe d'élite doit être la locomotive de ce front populaire comme cela se passe partout ailleurs dans le monde», a indiqué l'intervenant qui estime que l'Algérie est ciblée par des parties qui veulent sa déstabilisation. D'ailleurs, Ghoul refuse que l'Algérie devienne un centre d'immigration. «Si l'Europe veut régler le problème de l'immigration elle doit trouver des solutions pour ces pays de l'Afrique, et non d'essayer de faire de l'Algérie un centre d'immigration », a indiqué Ghoul qui estime que la menace peut venir de ces gens car nous ignorons les motivations de chacun. Evoquant le volet économique, l'intervenant estime que notre pays dispose de capacités d'investissements dans le domaine de l'énergie qui sont de l'ordre de 30 milliards de dollars. Dans les investissements hors hydrocarbures, dit-il, nous disposons de capacités allant de 70 à 100 millions de dollars. Des capacités qui peuvent êtres dirigées, dit-il, pour créer des petites et moyennes entreprises dans le cadre d'un partenariat avec l'Union européenne. Des suggestions que Amar Ghoul, dit, avoir évoqué avec l'ambassadeur de l'Union européenne qu'il a eu à rencontrer. L'intervenant a aussi proposé la création d'un fonds de subventions au profit des jeunes diplômés. L'Algérie, dit-il, accueille annuellement 500 000 nouveaux diplômés qui ne trouvent pas forcément du travail et qui ont besoin d'être encadrés.
S. A.
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