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Ghaza, c'est déjà trop tard!



Ghaza, c'est déjà trop tard!
Le conseil des droits de l'homme doit examiner la situation à Ghaza, mercredi... C'est déjà trop tard. La liste des victimes ne cesse de s'allonger. La terre de Palestine se vide de son sang. De celui de ses enfants. Le massacre du peuple palestinien se poursuit. Combien y aura-t-il encore de victimes d'ici la' Des dizaines' Des centaines' Le carnage a déjà bien eu lieu. Sans qu'aucune puissance n'ait pu stopper la barbarie. Sans que les cris d'indignation et de colère qui se sont élevés des rues d'Alger, Tunis, Rabat, Amman, Ankara ou de Paris n'aient été entendus. Des pères et des mères ont pleuré les enfants de Ghaza. Des larmes versées sans distinction de race, l ?humanité a pleuré ce qu ?elle a enfanté de plus précieux et qui lui fut retiré par la violence. Celle déployée par l ?Etat hébreu qui n ?a cessé de redoubler de férocité face à des bébés blottis dans les bras de leurs mamans sans défense, déchiquetés par des bombardements aveugles de l'aviation de l'armée israélienne. Une machine à tuer qui tourne à plein régime. Avec un degré de sauvagerie, de barbarie que l ?humanité a rarement secrété en elle. Il porte le sceau de l'Etat sioniste. L'empreinte du boucher de Ghaza: Benjamin Netanyahu. Il a planifié l'extermination du peuple palestinien à l'intérieur d'un cabinet noir. Comme le fit jadis Adolphe Hitler. Sa référence incontestée. Son guide. Cette fois-ci, l'élève a dépassé le maître. Le Premier ministre israélien a décidé de semer la mort, de décréter le génocide du peuple de Ghaza à travers l'agression qui a pour nom «Bordure protectrice», sortie tout droit d'une espèce de Code de la route programmé et conçu pour des sorties de route autorisées et des dérapages meurtriers. Sciemment planifiés. Comme ce fut le cas en 2009 lors de l'opération «Plomb durci». Pas de chambre à gaz. Pas de four crématoire. Pas de déportation. Le procédé est de toute façon le même. Aussi expéditif. Plus sauvage et barbare. On tue et on enterre sur le champ. Le massacre se joue à huis clos. Les bombes et les obus sèment le désastre, la désolation et la mort. Des armes chargées de faire taire des voix innocentes. Celles d'enfants et de femmes qui n'ont eu pour seul tort celui de naître et de vivre à Ghaza. Une terre rebelle qui leur a inoculé l'amour d'une patrie et d'une identité qui reste à construire. Transformée en enclave, en ghetto depuis qu'elle a subi un blocus infernal de plus de sept ans. Sans mettre un genou à terre. Un contexte d'une rare violence qui a ravivé le sentiment de fierté des Ghazaouis pour forger leur volonté inébranlable à accéder à un Etat libre et indépendant qui se construit dans le drame et la douleur. Des moments de braise et de sang mêlés à des larmes qui n'en finissent pas de couler. Tant qu'il y aura encore des yeux pour pleurer. Des larmes qui ne s'arrêteront de couler que lorsque les précieuses prunelles des enfants de Ghaza s'arrêteront de briller pour se refermer à jamais.


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