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Gestion partisane indices



Gestion partisane                                    indices
L'Algérie hésitait, à la fin des années 1980, à trancher dans le vif : rééchelonner la dette extérieure ou repousser une telle décision. C'est une question souveraine, et c'est tout à fait normal qu'elle suscite débat. Seulement, le débat auquel avait donné lieu la gestion de la dette du pays était beaucoup plus partisan qu'autre chose. Il n'avait rien d'économique. C'est le parti FLN qui ne voulait pas de ce rééchelonnement. Il s'y opposait farouchement. La révélation a été mise en évidence par des intervenants dans le symposium qu'a organisé, il y a quelques jours, à Alger, le Forum des chefs d'entreprises (FCE). Ce n'est pas le refus du FLN en soi qui est en fait intéressant, mais la mainmise du parti sur les affaires économiques qui était problématique. L'influence du parti sur la manière dont il fallait gérer la sphère économique s'étendait à différents segments. L'appareil du parti s'ingérait aussi bien dans le dossier de la dette que dans la désignation d'un simple cadre dans une entreprise publique. Le côté négatif de l'économie nationale, et dont le FLN avait une part de responsabilité, a été largement évoqué, à la faveur de ce symposium riche en débats. Mais, faut-il continuer encore à blâmer le parti, à le rendre responsable de ce qui ne va pas dans le pays. Il faut dire que même après la diminution de l'influence du parti ' après l'instauration du multipartisme', les choses ne se sont pas améliorées et l'économie nationale n'arrive pas à décoller. Entre temps, la question de la dette extérieure a été complètement réglée, suivant un mécanisme nouveau : le remboursement par anticipation, une formule adoptée par des technocrates, loin des coulisses, de l'influence du FLN. Cela vaudrait-il signifier, pour autant, que quelque chose de fondamental a changé ' Pas tout à fait, l'économie nationale dépend toujours des hydrocarbures et, il n'est pas évident, qu'elle s'en départisse sous peu. L'état de notre économie risquerait de se détériorer, si jamais, nos gouvernements ne réussissaient pas le pari, celui de trouver une économie de substitution aux hydrocarbures, avertissait Omar Ramdan, président d'honneur du FCE qui s'exprimait à l'occasion de ce symposium. Le FCE a, lui, formulé des propositions, à même de mettre en place une économie moins dépendante des hydrocarbures. Les gouvernements à venir vont-ils les prendre en compte, ces propositions '
Y. S.
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