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Gerets limogé par la FRMF



Ca chauffe au Maroc. Le sélectionneur national Eric Gerets n'a plus de carte à jouer pour faire valoir sa compétence. Elles ont toutes été jetées sur les terrains de football. Depuis le (4-0) «accidentel» face aux Verts où il décrocha une médaille alaouite, Geret ne fait que chuter dans les scores et les sondages sportifs : «Nous sommes arrivés à un point de non-retour», assure Jalal Bouzrara, journaliste à Medi 1 Sat. Il a fini par être lâché par ceux qui l'ont porté en héros. Il n'est plus le sélectionneur des Lions de l'Atlas depuis samedi soir...
«Cela devrait bouger très vite. Il a tout le monde contre lui, même ceux qui, comme moi, s'étaient prononcés en faveur de son maintien après la CAN-2012.» Et ça continue à souffler de toute part. C'est presque à l'image du scénario algéro-algérien où les torches étaient allumées même de jour pour trouver un remplaçant à celui qu'on a accompagné jusqu'à la porte de sortie, Abdelhak Benchikha. L'acte 2 n'était pas aussi différent que le premier, encore pire, où l'on a encaissé le fameux (4-0). Alors perdu dans sa stratégie, Benchikha retrouva d'autres clubs où il a tenté de se maintenir pour ne pas perdre le «pied» mais pas pour longtemps puisque du MC Alger à Tunis, ses chances avaient pris feu. Voilà, c'est une petite histoire qui fait le tour du Maroc et cette fois-ci, la corde ne tient qu'à un fil. Les derniers soutiens d'Eric Gerets glissent sans faire de bruit pour se mettre derrière l'opinion publique et les médias et ce, depuis l'élimination du Maroc au premier tour de la CAN-2012. Des réactions reprises par les médias font flamber la contestation puisque comme le souligne le journaliste Bouzrara, «depuis qu'il s'est installé sur le banc marocain en novembre 2010, Gerets, précédé d'une réputation d'entraîneur charismatique, a souvent été contesté. Il n'a pas su gérer son groupe. Certains joueurs choisissent le moment où ils veulent venir, comme El Arabi, absent au Mozambique. Ou Taarabt, exclu du groupe, puis rappelé, puis de nouveau exclu et de nouveau rappelé... Gerets n'a pas pu mettre en place son projet». Ou encore Mustapha El Haddaoui, ancien international marocain (46 sélections) qui a dirigé en 2010, l'équipe des locaux, a lui aussi son opinion sur l'échec du Belge. «Il ne connaissait pas l'Afrique. Et il aurait été préférable de mettre à ses côtés, un adjoint marocain. Gerets n'a pas eu assez de contacts avec les entraîneurs locaux. Il n'a pas écouté les conseils de Nourredine Naybet, conseiller du président de la fédération ' Son management ne fonctionne pas. Ce sera difficile pour lui de continuer. Même s'il y a un match retour. Et qu'il a un contrat.» Mais accroché à son banc, il ne voudra pas partir aussi facilement. Il est technicien en ballon mais aussi technicien en analyse de ses droits. La rue cherche un moyen légitime pour le faire partir. Il existe ce moyen, les résultats sont catastrophiques, depuis la victoire sur l'équipe algérienne, tout semblait rose pour lui qui croyait avoir touché le 7e ciel, comme si c'était son objectif. Les éloges des médias et des professionnels qui le donnaient comme l'une des pièces référentielles au niveau de l'Afrique, se sont avérés caducs. Et voilà, à force de croire aux éloges trompeurs, on finit par se rendre à l'évidence. Le technicien belge a été limogé par la Fédération royale marocaine de football samedi soir. Il a été prié d'aller voir ailleurs, la défaite face au Mozambique a été de trop...
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