Un avenir bien incertain !
Le Ghali qui espère, chaque saison, jouer l’accession est pareil à un enfant qui attend patiemment le nouvel an que le père noël lui ramène un jouet. Mais, si cet enfant verra que son vœu a été exaucé, ce ne sera pas le cas du Ghali qui, faute de père noël, restera englué dans ce palier de la division «Inter-régions». Et, au vu de la situation actuelle même un miracle ne le lui ferait pas quitter et ce, pour des raisons évidentes connues de tous et même des hautes autorités locales. Et, profitant de la trêve du championnat nous avons jugé utile de faire une petite rétrospective du parcours de cette première phase. En vérité, et ce n’est un secret pour personne notamment les supporters mascaréens, qui ont, depuis belle lurette, mis une croix sur leur club favori et le peu qui restait de fidèles, car naïfs comme ils sont, ont cru aux promesses des derniers venus et ont complètement déserté le stade. La preuve, le dernier match contre le SCMO joué au stade «l’Unité africaine» a drainé onze (11)personnes. Du jamais vu ! Ce qui veut dire que cette saison, le Ghali a atteint le fond du gouffre et le malheur, cela ne concerne pas uniquement l’équipe senior mais toutes les autres catégories de jeunes lesquelles même durant les périodes sombres n’ont pas été délaissées de cette façon où une simple douche est devenue un luxe alors que pour les souliers ou survêtements ils devront attendre. Et, tout cela à cause de ceux qui se sont succédé. Au départ, ils promettent qu’ils vont redorer le blason du club et, bien sûr, en présentant lors de leur campagne, des arguments qui ne laissent pas indifférent le plus méfiant et endurci des supporters mais en fin de compte cela s’avère que ce n’était que du bla-bla comme c’est le cas cette saison où le Ghali s’est clochardisé encore plus et le constat qui va suivre est amer mais c’est la triste vérité. Une équipe quelconque classée à la 8ème place, à 15 points du leader, l’ES Mostaganem, des grèves de joueurs, à répétition, une valse d’entraîneurs à ce jour (Benchiha - Boukha, Chikhi, Maâmar), un directeur technique (Boutaleb Mohamed), ceci pour les seniors. En ce qui concerne les jeunes il y a eu les départs de Kessas, directeur technique, Maâmar Batata (juniors A) Belaouedj Saffa (cadets B) Tayeb (juniors B) ainsi que le SG, Kellali Daho. Ces démissions l’ont été pour des raisons de principe. D’autre part, est-ce normal que le Ghali qui dispose de trois bureaux au sein de l’OPOW ne les utilise pas pour mettre en place un siège digne de ce nom car, pour rappel, le club n’a même pas le strict minimum d’outils de travail comme par exemple une ligne téléphonique, parler de fax ou de micro, c’est demander la lune. Fort heureusement, la direction de l’OPOW est là pour réceptionner les divers courriers du club. Pourtant, la venue de l’enfant du club, Raho Nasredine dit «Dino» avait suscité un grand engouement autour de lui d’autant plus que par le biais de la radio locale et la presse écrite, Dino avait déclaré avoir derrière lui de riches promoteurs qui allaient permettre au Ghali de revenir parmi l’élite et que l’ère du bricolage et des magouilles était révolue et que tout membre qui voudra faire partie du comité devra investir au moins 50 millions de centimes et, à l’occasion, il avait précisé qu’à l’exception des staffs techniques et des joueurs qui seront rémunérés, tout le reste du travail administratif et autre sera exécuté à titre de bénévolat et n’avait pas omis de promettre un changement radical de toutes les structures du club et que toute décision de quelle nature soit-elle, sera prise en commun par le comité et sera paraphé par un procès verbal dûment signé par les décideurs. D’autre part, Dino avait également promis que cette saison, le Ghali aura une comptabilité digne de ce nom où toutes dépenses ou recettes seront répertoriées sur un registre comptable dûment paraphé par le service compétent de la justice (n’est-ce pas monsieur Merbouche ?) et bien sûr, le recrutement de grands joueurs talentueux. Et, bien entendu, les supporters et les autorités locales ne sont pas restés insensibles à ces promesses mais qui hélas et jusqu’à preuve du contraire, aucune d’elles n’a été tenue. Et, pour se justifier de cet échec, Dino ne cessera de se lamenter que c’est à cause du compte bancaire bloqué. En tout état de cause, cela n’a rien à voir avec cette débâcle car, premièrement, les sommes bloquées d’un montant de près de 600 millions de centimes dont il a réussi à récupérer une bonne partie, sont insignifiantes par rapport à ce que lui et ses amis avaient promis d’investir. Par ailleurs, Dino savait au départ que le Ghali était endetté or tellement pressé de prendre le «koursi» qu’il n’a même pas jugé utile lors des deux assemblées générales ordinaire et élective d’exiger le bilan financier de son prédécesseur ou de procéder aux passations de consignes et, pour rappel, nous avons été pris à partie lors de l’AG Ordinaire pour avoir dénoncé l’absence de présentation des deux bilans car lors de ce conclave il a été seulement décidé le retrait de confiance à l’ex président Aït Mokhtar Samir qui, lors de cette période, était dans un hôpital à Alger, car une pétition à son encontre a été élaborée par une certaine opposition faisant partie de l’assemblée générale et ces pétitions sont devenus sources de revenus financiers. Il n’y a qu’à faire le décompte des présidents du Ghali qui ont été éjectés suite à des pétitions de retrait de confiance et ce, uniquement pendant ce mandat qui expire cette saison. En outre, les supporters ne comprennent pas les raisons qui ont poussé la majorité des membres du bureau à quitter le club, certains avant même le lancement du championnat comme Mouadih Abdou, Smahi Mustapha et d’autres après Hadj Mahi, Mehor Nacer, Medjadji Habib, Kaoubi Abdelkader et Merbouche Kamel qui est pourtant le DAF officiel du club. A ce sujet, seul Medjadji a daigné répondre à notre appel (voir portrait). Cela dit, actuellement, le club est géré par trois personnes Dino, Kici, Lahcene respectivement président du club, de section et membre y compris le secrétaire Serdouk dit «Harissa», donc il faut avouer que c’est peu pour un club de la stature du Ghali.
En conclusion, et sans démagogie, connaissant parfaitement Dino nous pensons sincèrement qu’il est venu au Ghali avec la ferme intention de redorer le blason du Ghali mais il a eu le tort de mettre en sourdine certains très bons conseils et de prendre en compte les mauvais, comme par exemple les ingérences dans le travail du staff technique (Benchiha et Boukra) alors que le Ghali alignait de bons résultats qui lui ont permis de mener la danse en tête du classement.
Toutefois, il n’est jamais tard pour bien faire, Dino doit reconnaître qu’il a commis des erreurs.
Pour cela, il doit reconstituer son bureau en faisant appel à ses proches collaborateurs tels que Merbouche, Nacer, Mahi et Medjadji afin qu’ils l’aident ne serait-ce qu’à assainir la situation du club qui est déplorable à tous les niveaux mais surtout se pencher sur les problèmes des catégories qui las de patienter et d’être dociles risquent de lui causer beaucoup de désagréments et ce n’est qu’à ces conditions que Dino pourra retrouver une crédibilité auprès des supporters car le temps presse et cette saison coïncide avec la fin du cycle olympique. Donc espérons que notre ami Dino captera le signal...
B. Berhouche
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com