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Gaz de schiste: L'Algérie assez avancée pour proposer des projets concrets



Gaz de schiste: L'Algérie assez avancée pour proposer des projets concrets
En dépit des multiples critiques des scientifiques quant au développement du gaz de schiste, les responsables algériens multiplient les déclarations relatives à l'exploitation de ce gaz. Ainsi, le ministre de l'Energie et des Mines a indiqué hier que l'Algérie était "assez avancée" pour proposer des projets concrets d'hydrocarbures non conventionnels, affirmant que des blocs d'exploration de gaz de schiste sont déjà identifiés. "Nous sommes assez avancés pour proposer des projets concrets d'hydrocarbures non conventionnels (tight gas, shale gas et oil gas)", a-t-il déclaré dans une allocution d'ouverture des journées d'étude sur les gaz non conventionnels, lue en son nom par son conseiller Ahmed Mecheraoui."Nous avons déjà identifié des blocs pour l'exploration des shale gas (gaz de schiste) et nous avons demandé conformément à la loi sur les hydrocarbures, les accords nécessaires pour le lancement de ce type de projets", a-t-il ajouté lors de cette rencontre technique qui a regroupé 550 experts du domaine.
Le ministre a précisé que les conclusions du grand projet pour les non conventionnels en Algérie étaient "très encourageantes".
Notons que selon un rapport du département américain de l'Energie, l'Algérie détiendrait le 3e rang mondial en matière de réserves de gaz de schiste, après la Chine et l'Argentine. Certes les réserves sont importantes mais l'impact sur l'environnement du forage et de l'extraction du gaz de schiste est très dangereux selon les spécialistes.
Ainsi, ces derniers affirment que pour l'Algérie, pays semi-aride, le problème se pose avec le risque de pollution des nappes phréatiques, la nappe d'eau étant l'Albien. De nombreux gisements sont enfouis sous des nappes phréatiques et avec la remontée du gaz, le liquide de fracturation peut parfois atteindre ces nappes et se mêler à l'eau, qui devient alors impropre à la consommation. A-t-on prévu les moyens de lutte contre la détérioration de l'environnement ' Car en l'absence de technique alternative à la facturation hydraulique grande consommatrice d'eau, un milliard de mètres cubes gazeux nécessitant un million de mètres cubes d'eau douce, l'eau du Sud étant saumâtre nécessitant des unités de dessalement alourdissant le coût.
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