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GARDES COMMUNAUX



GARDES COMMUNAUX
Le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales a, dans le cadre des consultations continues avec une aile des gardes communaux, convenu d'accéder à deux autres revendications de cette corporation.M. Kebci - Alger (Le Soir)Les gardes communaux pourront, désormais, se faire rembourser intégralement les frais de leurs actes médicaux et de soins. Tout comme ils auront, pour ceux qui le voudront, solliciter des crédits à hauteur de 100 millions de centimes de l'Angem.Le directeur des ressources humaines et de la formation au ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales qui en faisait part, hier mardi, à l'occasion d'une conférence de presse, a soutenu que la satisfaction de ces deux autres doléances n'étaient qu'un signe de «reconnaissance des sacrifices de ces gens qui ont permis à notre pays de demeurer debout». Pour Abdelhamid Merabti, par ces gestes, le ministère de l'Intérieur a prouvé sa «bonne foi et a honoré son engagement à répondre favorablement aux revendications des gardes communaux dans un cadre de concertations et de dialogue».Cela dit, et selon le conférencier, deux autres points sont toujours au stade d'étude dans l'optique de leur satisfaction plus que probable. Il s'agit des crédits Cnac à négocier avec le ministère du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, et de la retraite anticipée pour ceux qui cumulent moins de 15 ans d'exercice.Lui rendant la politesse, deux membres du Conseil national des gardes communaux, nouvelle instance créée récemment dans le sillage d'une seconde scission opérée dans l'ex-Coordination nationale de la corporation, ont loué les vertus du dialogue. «Nous remercions le président de la République pour cette reconnaissance», affirmera Tayeb Ben-Amara, soutenant que le ministère de l'Intérieur a «honoré ses engagements envers les gardes communaux».L'orateur ne s'empêchera pas, néanmoins, de brocarder ses pairs de l'autre aile des gardes communaux qui lui dénie «toute représentativité et de fourvoyer dans un dialogue sans issue» ajoutera-t-il. «Nous sommes pour le dialogue et pas pour la rue. La sécurité et la stabilité du pays passent avant nos revendications», dira-t-il, comme pour se démarquer de l'autre partie des gardes communaux qui continuent à manifester dans les rues, criant leur «abandon» par les pouvoirs publics.Ce délégué de Tiaret ira plus loin dans son réquisitoire contre Aliouet Lahlou et Hakim Chouaïb qu'il ne citera pas, «d'entraîner» les gardes communaux dans un combat «douteux», pour des «objectifs dangereux et des visées politiques et personnelles».Ce duo qui s'en tient vaille que vaille à l'option de la rue, met au-devant de leurs revendications l'impératif d'une reconnaissance officielle des sacrifices de la corporations des gardes communaux.Laquelle reconnaissance qui se fera à travers la mise en place de mécanismes officiels permanents comme un haut commissariat pour la sauvegarde de la République, trouveront de facto leurs solutions, les autres doléances d'ordre socioprofessionnel, comme l'intégration inconditionnelle des agents radiés exception faite de ceux impliqués dans des actes terroristes, la permanisation de tous les agents affectés dans des entreprises publiques mais aussi au sein de l'ANP avec bénéfice de l'évolution dans leurs carrières, une indemnité de dissolution du corps en 2001,...


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