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FUGUE ET SUICIDE DES ÉLÈVES POUR MAUVAIS RÉSULTATS SCOLAIRES



La fin heureuse de la fugue du petit Racim, retrouvé sain et sauf, vendredi dernier à Alger après avoir déserté le cercle familial, à Constantine, il y a près d'un mois, remet néanmoins sur le tapis, le sujet des fugues et des suicides d'élèves pour cause de mauvais résultats scolaires.M. Kebci - Alger (Le Soir) - Un phénomène qui prend de l'ampleur ces dernières années et qui doit interpeller tout le monde. A telle enseigne qu'à chaque fin de trimestre, c'est la crainte de nouveaux cas de fugues quand ce ne sont pas des suicides qui sont signalés ici et là , à travers le pays. En décembre dernier, à la fin du premier trimestre, ce sont, selon la LADDH, treize élèves qui ont quitté le domicile familial à Tipasa, Mostaganem, Sétif et Alger et un autre s'est tout simplement donné la mort à Annaba. Le motif est le même chez ces élèves : les mauvais résultats scolaires obtenus avec la peur d'être «corrigés» par leurs parents qui poussent ces enfants à commettre parfois l'irréparable. Pour la LADDH, il y a également la panique, la pression psychologique et l'angoisse qui poussent ces enfants à opter pour la fugue ou carrément le suicide. Pour la LADDH, il est urgent d'étudier en profondeur ce phénomène au risque qu'il n'entraîne davantage de victimes. Entre autres remèdes que cette ONG préconise, une «prise en charge psychologique des élèves», exhortant, néanmoins les parents à «soigner» leurs comportements avec leurs enfants en prenant en compte leurs «capacités intellectuelles» et en les aidant à s'améliorer et non pas user des menaces et leur faire peur. D'autres sons de cloche mettent en cause le système d'évaluation numérique des élèves. Une évaluation qui, selon Djamal Laceb, «doit être revue pour devenir moins dure, plus pédagogique». Pour cet inspecteur de l'éducation nationale qui a eu à «gérer» un cas de tentative de suicide d'un de ses élèves quand il était directeur de collège, la «relation père-enfant doit être également revue à l'aune d'une évaluation plus pédagogique», plaidant pour des «rencontres périodiques entre parents, enseignants et administration». Notre interlocuteur invite également à «accorder davantage de considération au cahier de correspondance et à sa meilleure vulgarisation au sein des familles» en vue du «renforcement», selon lui, de ce «lien entre la famille et l'école». Une exigence de refonte de l'évaluation des élèves que partage Méziane Mériane. Le secrétaire général du Snapest (Syndicat national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique) estime que «l'on doit envisager un autre mode d'évaluation, causant moins de désagréments aux élèves, considérant que les «notes ne servent à rien». Cet ancien enseignant de mathématiques met aussi en cause les parents qui, souvent, projettent leurs angoisses et leurs pressions sur leurs enfants».
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