La nouvelle année commence mal pour les ménagères. Les prix des fruits et légumes ont encore une fois pris leur envol. Et les prévisions ne rassurent pas. Selon l'Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), une augmentation entre 20 et 30% est prévue au cours de l'année 2012.
Salima Akkouche - Alger (Le Soir) - «C'est de la folie», s'est exclamé un consommateur lorsque le vendeur lui a donné le prix des haricots verts. Et pour cause, ce légume était cédé, hier, à 400 DA le kilo au marché de détail de Belouizdad. Contraint, le consommateur décide de prendre un demi-kilo. «C'est un légume hors saison», explique le vendeur pour justifier ce prix excessif. Aux étals de ce marché, la plupart des fruits sont hors de portée de la bourse moyenne. Les fèves, pourtant de saison, sont à 100 DA le kilo. Le prix de la laitue varie entre 100 et 140 DA. La courgette est à 160 DA, les carottes et les navets entre 50 et 60 DA, la pomme de terre s'affiche entre 45 et 50 DA et l'oignon 35, 50 DA. Selon un responsable au ministère de l'Agriculture, l'augmentation a touché uniquement les fruits et légumes hors saison. Il a, cependant, reconnu que l'absence de récolte suite à des conditions climatiques défavorables a perturbé les prix. Ce dernier prévoit une stabilité des prix à partir de fin mai début juin. Selon les prévisions du directeur de la régulation et du développement agricole au ministère de l'Agriculture, M. Youcef Khodja Redjam, cité par l'APS, la récolte agrumicole de la saison 2011-2012 sera en légère baisse par rapport à celle de la campagne précédente. La production devrait ainsi s'établir autour de 10,5 millions de quintaux contre 11,63 millions pour 2009- 2010. L'UGCAA, pour sa part, donne ses prévisions : «Les prix de l'agroalimentaire vont encore augmenter. Une augmentation qui oscille entre 20 et 30%.» Actuellement, souligne le porte-parole de l'UGCAA, c'est la wilaya de Biskra et les produits sous serre qui assurent l'approvisionnement du marché national des légumes. L'augmentation des prix s'explique par plusieurs raisons, selon cette organisation. M. Boulnouar confie que la production nationale ne peut satisfaire que 60 à 70% de nos besoins. Mais pas seulement. Les marchés de proximité et de détail disponibles n'arrivent pas à absorber toute la quantité des produits disponibles au niveau des marchés de gros. «Il y a un déficit en marchés de proximité et de locaux de détail. Conséquence : la demande est plus importante que l'offre au niveau de ces endroits», souligne-t-il. Pourtant, poursuit M. Boulenouar, le programme quinquennal 2009-2014 prévoit la réalisation d'un réseau national de distribution composé d'une trentaine de marchés de gros, 800 marchés de détail et 1 000 marchés de proximité. «Nous sommes en 2012 et la majorité des APC n'ont même pas fixé les assiettes de terrain devant accueillir ces infrastructures», a indiqué le premier responsable de l'UGCAA. Selon lui, l'Algérie compte 3 000 sociétés d'importation des fruits et légumes et 6 000 en viandes rouges et blanches. «Nous vivons dans un environnement économique qui encourage l'importation au détriment de la production nationale. Nous serons inévitablement touchés par la crise mondiale puisque nous dépendons de l'importation», déplore-t-il.
S. A.
Pomme de terre : 45-50 DA
Oignons : 35-45- 50 DA
Haricots verts : 400 DA
Courgettes : 160 DA
Carottes : 60-50 DA
Navets : 50 DA
Fèves : 100 DA
Tomates : 80- 120 DA
Poivrons : 120- 150 DA
Laitue : 100- 140 DA
Artichaut : 140 DA.
Poulet complet : 370 DA
Poulet coupé : 430 DA
Viandes rouges : 1200- 1300 ou 14 00 DA
Lentilles : 140 DA
Haricots secs : 160 DA
Mandarines : 80-100 DA
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Oranges 120 140 DA
Source : www.lesoirdalgerie.com