Dans la mythologie grecque, Maïa était l'aînée des Pléiades et la mère d'Hermès qu'elle eut avec Zeus. On la retrouve dans de nombreuses civilisations. Quoi d'étonnant, puisque son nom aurait signifié «mère», avec la racine «m», commune à presque toutes les langues du monde pour désigner la mère : depuis yemma jusqu'à mother. Mais pourquoi vous raconter tout cela ' Oui, c'est à propos des Romains qui ont donné au troisième mois de leur calendrier le nom de Maïa qui est devenu mai et que les chrétiens ont repris en affirmant que c'était le mois de Marie, soit Meriem.
Ainsi est né ce mois, où, en principe, on peut faire ce qu'il nous plaît. Mais, car il y a un mais, au mois de mai ' ce que ne désapprouvera pas notre écologiste préféré, Hamid Belkessam ', cette autorisation ne concernait que la façon de se vêtir. Mais, second mais, même celle-ci est désormais compromise par le dérèglement climatique.
Cependant, il faut avouer qu'il reste l'un des mois les plus agréables de l'année, sauf, exceptions notoires, pour les candidats au bac et nos semblables de l'hémisphère Sud. On y trouve le 1er mai, fête internationale des travailleurs, le 19 mai, fête nationale des étudiants et parfois, entre les deux, la fête des abstentionnistes, qui, cette fois-ci, est tombée le 10 mai, leur permettant de profiter de la belle nature, quand leurs frères et s'urs se faisaient enduire l'index dans des salles de classe.
Il y a un autre jour de fête pourtant : la Journée mondiale du rire. Elle tombe le premier dimanche du mois de mai et a été décidée par un mystérieux club international du rire qui compterait 3500 sections dans le monde. Cette secte bénéfique a institué cette journée en 1998. Y a-t-il un rapport avec le fait que cette année a coïncidé avec le 50e anniversaire de la Déclaration des droits de l'homme ' Le rire serait-il un droit ' On savait qu'il est «le propre de l'homme», selon la formule de Rabelais. Mais, d'une part, il a été prouvé que certains animaux riaient, comme les mouettes rieuses, qui tournoient au dessus d'Alger, et, d'autre part, on peut souvent constater, qu'hélas, le rire serait plutôt le sale des sociétés. Crise, conflits, chômage, pouvoir d'achat, etc. On rit de moins en moins dans le monde et il est symptomatique qu'il y ait moins de films, de livres et d''uvres comiques.
Chez nous, lors des années de plomb, suivies des années de crise, elles-mêmes suivies des années noires, les blagues, éléments de résistance morale, fusaient de partout. On aurait dit qu'une usine clandestine les fabriquait à la chaîne. Cela voudrait-il dire, comme le croit un bon ami, que nous aurions tendance à rire davantage dans les moments durs ' Serait-ce donc un bon signe ou un indice de masochisme ' Bon, quelqu'un aurait-il l'adresse et le mot de passe de la section algérienne de ce Club international du rire '
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ameziane Farhani
Source : www.elwatan.com