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François Hollande affirme le rôle-clé de l'Algérie au Sahel Devant le Parlement européen



François Hollande affirme le rôle-clé de l'Algérie au Sahel Devant le Parlement européen
Une vive passe d'armes a opposé le président François Hollande au député Daniel Cohn-Bendit, hier, au Parlement européen à Strasbourg, sur la guerre au Mali, mais surtout sur le rôle de l'Algérie.
S'exprimant devant les parlementaires européens sur la situation au Mali, le président français a été attaqué par le coprésident des Verts au Parlement européen, Daniel Cohn-Bendit, lorsqu'il a évoqué le rôle de l'Algérie dans la lutte contre le terrorisme. «Dany le Vert» a critiqué le double jeu de l'Algérie avec les groupes islamistes armés. «Il faut dire la vérité et aller jusqu'au bout des choses. Certains pays, pas tout à fait démocratiques comme l'Algérie, n'ont pas joué leur rôle jusqu'au bout dans la lutte contre le terrorisme. L'Algérie joue avec le feu en s'attaquant au terrorisme et en le soutenant d'un autre côté. Il faut dire la vérité au niveau international», a-t-il lancé.
Réaction vive du président français, qui s'est lancé dans un plaidoyer défendant fermement l'Algérie et son rôle dans la lutte contre le terrorisme. «Je veux ici dire combien l'Algérie a souffert pendant des années et des années du terrorisme et que s'il y a un pays qui, ici, est victime de la barbarie, c'est bien l'Algérie», a répliqué le président Hollande.
Le président français a rappelé la tragique prise d'otages d'In Amenas survenue le 16 janvier dernier, qu'il estime comme une nouvelle preuve de ces souffrances endurées par l'Algérie. «Moi je n'ai pas discuté de ce qui a été fait par les Algériens, sur leur territoire, pour frapper les terroristes qui retenaient en otages 600 personnes !», a-t-il déclaré en direction des parlementaires européens.
Le président français a saisi l'opportunité pour réaffirmer le rôle futur de l'Algérie dans le règlement de la crise malienne : «Nous aurons besoin de l'Algérie dans cette région du monde, pour lutter contre le terrorisme, pour favoriser une politique de développement et pour le dialogue politique, y compris avec les Touareg.»
Des messages politiques qui vont au-delà des murs de l'hémicycle européen.
Ce n'est pas la première fois que M. Hollande envoie des signes «d'assurance» et «d'amitié» en direction d'Alger. Lors de la prise d'otages de Tiguentourine, alors que de nombreux dirigeants occidentaux s'interrogeaient sur l'assaut donné par l'armée algérienne, lui a exprimé un soutien sans faille : «Quand il y a une prise d'otages avec autant de personnes concernées et des terroristes aussi froidement déterminés, prêts à assassiner ' ce qu'ils ont fait ' leurs otages, un pays comme l'Algérie a les réponses qui paraissent, à mes yeux, les plus adaptées car il ne pouvait y avoir de négociation», avait-il déclaré.
Depuis son arrivée à l'Elysée, François Hollande s'est vite attaché à «normaliser» les relations entre Paris et Alger. Sa visite d'Etat en Algérie en décembre 2012 a consacré ce rapprochement stratégique entre les deux pays. Dans la guerre contre le terrorisme au Mali, la France s'est félicitée de ce que l'Algérie ait accédé à sa demande d'ouverture de son espace aérien aux avions français.
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