
Que se passe-t-il dans le bureau de France 24 à Alger' Selon certaines sources, le bureau de la chaîne de France Médias Monde, n'a plus de correspondant dans la capitale algérienne. Son seul correspondant Kamel Zaït, n'a plus d'autorisation pour envoyer des sujets. Il a été mis de côté à partir de Paris, par un autre journaliste algérien qui a fait croire aux gens d'Alger que sa direction à Paris, souhaitait créer un bureau régional de France 24 et cela afin de donner la gestion à une agence déjà choisie Djazair Media Agency appartenant à Aïda Ben Halla. Kamel Zaït qui a dirigé le bureau de France 24 à Alger durant plus de huit ans a réussi à construire une réputation, des relations avec les hommes politiques et influents du pays. Il avait couvert plusieurs élections et deux présidentielles, celles de 2009 et 2014. En raison de la complexité des relations entre l'Algérie et la France, le bureau de France 24 était un outil d'équilibre important dans les relations entre les deux pays. Lors de la dernière visite de la présidente de France Medias Monde, Mme Saragosse, à l'occasion du Salon du livre, le Premier ministre Sellal et le ministre de la Communication Hamid Grine avaient fait savoir qu'ils n'étaient pas trop contents des orientations qui sont données par Paris pour traiter l'information politique algérienne sur leur chaîne. Les deux hauts responsables algériens ne parlaient pas des sujets de Kamel Zaït (qui a refusé de répondre à nos questions) mais du journaliste et essayiste Athmane Tazaghart, qui tira à boulets rouges sur le gouvernement et sur le président Bouteflika lors d'un débat sur l'Algérie diffusé sur la chaîne en arabe. Sur le plateau, il avait totalement déséquilibré le débat, en se présentant comme opposant, alors qu'il était censé être neutre. Le pire est qu'il a présenté cette émission enregistrée à Alger, sans être accrédité. Ce qui a provoqué la colère du patron de BL production, Lotfi Bouchouchi qui est connu pour son professionnalisme et sa rigueur. Ce dernier (qui était même ancien correspondant permanent de TF1 à Alger) avait offert le plateau pour le tournage de l'émission, mais il n'était pas informé des dérapages d'Athmane Tazaghart sur les responsables algériens. Suite à cet incident, BL refusa de faire passer ce journaliste envoyé de Paris sans autorisation du ministère de la Communication. La patronne de FMM et de France 24 n'était pas au courant de cette affaire interne, quand elle a été interpelée par les membres du gouvernement algérien, ce qui a mis mal à l'aise la ministre de la Culture et la Communication Fleur Pélerin. Entre-temps le bureau de France 24 à Alger fonctionnait à petit régime, sans son journaliste attitré et accrédité par les autorités algériennes et qui faisait des directs sans passer par le TDA. La dernière sortie de France 24 à Alger était à l'occasion de la conférence d'Ahmed Ouayhia, sur la Constitution et là, les services du ministère de la Communication étaient étonnés de voir une journaliste se présenter au nom de France 24 et qui n'était en réalité pas accréditée par le ministère de la Communication. En fait, la journaliste Soundous Brahimi était accréditée pour couvrir le Sommet d'Oran sur la sécurité et s'est présentée avec la même accréditation pour assister à la conférence à Djenane El Mithak. Un impair qui n'a pas arrangé les choses pour France 24 à Alger.[email protected] /* */
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amira SOLTANE
Source : www.lexpressiondz.com