
Qui peut nous la jouer ' Nous, c'est cette frange montante qui se croit et qui croit que la ruse est le sésame de l'ascension sociale à la place du travail et de la sueur. Par culture de la médiocrité démocratisée nous sommes tous très futés jusqu'au bout du nez qui ne nous manque pas. On se croit meilleur, pétri d'intelligence et plus futé que tout le reste, alors que deux limes ne peuvent se limer entre-elles, la deuxième étant retenue par la sagesse et la pudeur de l'éducation. En tout, on se prend pour le spécialiste général. Pour acheter, vendre ou troquer un véhicule, une maison, des vieux meubles et même pour choisir la couleur de sa façade ou la future épouse de son fils. Ce n'est plus étonnant, sans jamais avoir mis les pieds à l'école, votre voisin le boucher borné est selon le cas capable de s'improviser en médecin spécialiste, en fin artisan dans la menuiserie ou en ingénieur sorti d'une grande école. Dans cette même logique s'inscrit le garçon du café qui ose se mesurer au wali, voire au vizir. ''Et pourquoi pas, prétendra-t-il, lui et ses pairs, dès lors qu'ils sont tous nés au bout de neuf mois passés dans le ventre de leur mère ! Voilà où nous en sommes par ces maux désormais acquis ! Les spécialistes en tout, c'est sûr, ce sont nous cette catégorie d'Algériens. Il peut encore courir, quiconque prétend les avoir ou les faire tomber dans le panneau ! C'est l'impression qu'ils croient donner, là où ils vont. Ils savent tout, ils doutent de tout et ils pensent même lire dans les pensées de leurs vis-à-vis. Et pourtant, Ils se font avoir à chaque tournant, surtout quand ils ne sont pas chez eux. Ils voyagent en Turquie ou en chine, et ils nous ramènent de la camelote de leur dernier choix. Se foutant de la gueule de l'acquéreur, ils reviennent avec des vêtements qui rendent malade leur porteur, des voitures qui ne tiennent pas la route, ou des lampes qui se grillent aussitôt mis dans la douille. Ils se font arnaquer là-bas, avant de venir nous arnaquer ici, les pauvres rusés aguerris dans l'Import-Import ! Ils croient faire des affaires sur le dos de leurs frères acculés par leur poche vide au choix du prix le plus bas. Non seulement, ils arnaquent leurs frères, mais également les banques du beylik de Maman l'Etat qui ont casqué les devises fortes du pétrole. On a voulu que la débandade soit nationale, alors c'est le sauve-qui-peut général derrière la fortune !
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : m o t
Source : www.reflexiondz.net