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FORMATION ET ENSEIGNEMENT PROFESSIONNELS «Parent pauvre de l'institution éducative», estime Mebarki



Le nouveau ministre de la Formation et de l'Enseignement professionnels est on ne peut plus explicite quant à la réalité du secteur névralgique dont il vient d'hériter, en le qualifiant de «parent pauvre de l'institution éducative» du pays.
M. Kebci - Alger (Le Soir) - Mohamed Mebarki, qui présidait, hier, à l'INFEP d'El-Biar, à Alger, la rencontre nationale des directeurs de wilaya du secteur, consacrée aux préparatifs de la rentrée, a affirmé lors d'un point de presse qui appuie son constat, dira-t-il, «une dévaluation sur le plan sociétal», et ne s'est, néanmoins, pas arrêté à ce diagnostic. Il a insisté sur l'impérative réhabilitation du secteur qui, selon lui, ne saurait relever de la seule mission des pouvoirs publics mais de «l'implication de tous tant le problème est celui de toute la société». Une réhabilitation à mener dans un long processus et à divers niveaux, dont, selon lui, «la modernisation des outils de travail, l'actualisation des programmes et autres méthodes de formation, la mise en adéquation des formations dispensées avec les besoins socioéconomiques et le développement du pays ainsi que les réalités locales». Autant de mesures nécessaires à même, ajoutera le ministre, d'«améliorer l'image de marque et l'attractivité du secteur par le renforcement de son efficacité et de son efficience». Considérant le secteur comme «vital» pour l'essor du pays, Mebarki reprendra à son compte l'un des griefs retenus par la Banque mondiale contre l'Algérie, soit l'absence d'une main-d'œuvre qualifiée. Prenant acte du peu d'engouement pour l'enseignement professionnel, le successeur de Hadi Khaldi à la tête du secteur de la formation et de l'enseignement professionnels mettra en cause le système d'orientation qui, dira-t-il, «fait souvent fi du véritable choix de l'élève, soumis, selon lui, à la pression notamment des parents qui lui dictent la branche à suivre». Mebarki plaidera à l'effet d'inverser la donne pour la mise sur pied de diplômes intermédiaires à même d'encourager les élèves de la quatrième année moyenne à opter pour l'enseignement professionnel par choix bien réfléchi et pas par défaut, comme c'est malheureusement le cas maintenant.
Les inscriptions prolongées au 30 octobre
Preuve de ce net désintérêt, la prolongation par la tutelle du délai d'inscription pour la présente rentrée initialement fixée au 4 octobre dernier. Les intéressés ont jusqu'au 30 du mois en cours pour opter pour la branche de leur choix. Concernant le rentrée 2012- 2013, il est attendu, à l'occasion, un effectif de 360 000 stagiaires et apprentis nouveaux, tous types et modes de formation confondus. Un effectif qui s'ajoutera à celui des reconduits de l'ordre de 250 000. Ce qui donne un contingent global de près de 610 000 stagiaires et apprentis éparpillés à travers les 212 spécialités diplômantes dont 80 sont destinées aux élèves ayant un niveau scolaire inférieur à la 4e année moyenne, 78 autres spécialités de courte durée. Cette rentrée sera aussi caractérisée, sur le plan infrastructurel, par la réception de 32 nouveaux établissements dont 5 INSFP et, sur le volet pédagogique, par une batterie de mesures dont l'allégement des conditions d'accès à une formation diplômant au profit de toutes les catégories sociales, notamment pour ceux ayant un niveau scolaire inférieur à la 4e année moyenne, pour lesquels une préformation sera dispensée, l'ouverture de formations initiales qualifiantes de courte durée, la généralisation du système d'inscription en ligne.
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