Dans le but de standardiser et de perfectionner les connaissances en échographie en gynécologie obstétrique, les laboratoires El Hikma lancent une série de symposiums d'échographie. Les spécialistes évoquent de ce fait l'urgence de détecter notamment les malformations fœtales.
F.-Zohra B. - Alger (Le Soir) - L'objectif de ces formations étant d'arriver à une maîtrise maximale de l'échographie en 2D avant de passer à la 3D. C'est le docteur Jean-Philippe Bault du CHU Kremlin Bicêtre qui s'est chargé, au cours de ces derniers jours, d'assurer une série de formations au profit de gynécologues à l'est, à l'ouest et au centre du pays. Le spécialiste a été sollicité par les laboratoires Dar Al Dawa qui, selon Mme Ghili Samia, directrice du marketing, ont souhaité s'investir dans l'amélioration des compétences des praticiens. «Pour que les gynécologues arrivent à maîtriser l'échographie en 3D, ils doivent d'abord utiliser de la meilleure façon possible celle en 2D. La 3D est en fait un complément pour la méthode plus ancienne», explique Mme Ghili. Pour cette dernière, il s'agit en premier, en gynécologie obstétrique, de détecter les malformations fœtales principalement lors des premier et deuxième trimestres de la grossesse. «Pour cela, il est nécessaire de faire une échographie au bout de la 12e et de la 13e semaine de grossesse. Il s'agit ainsi de prendre en charge à temps les malformations, notamment les problèmes cardiaques. Le couple doit aussi être informé pour se préparer en cas de nécessité d'interruption de la grossesse ou s'il faut aller vers une prise en charge thérapeutique», notera notre interlocutrice. Elle dira, par ailleurs, qu'en Algérie, le diagnostic, dans ce genre de situation n'est pas très développé en raison de lacunes dans la formation. «Le praticien ne touche à l'échographie qu'en résidanat, il arrive de ce fait en spécialité avec un manque de pratique et d'expérience », souligne-t-elle par ailleurs. Selon la responsable, une étude a démontré que la détection des malformations fœtales ne se fait que dans 12% des cas. «Pour cela, nous avons décidé de rehausser le niveau et de standardiser les connaissances en échographie au niveau international», explique Mme Ghilli.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : F Z B
Source : www.lesoirdalgerie.com