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FOOTBALL / TROISIÈME NUL DE SUITE À BOLOGHINE POUR LE MCA Ghrib balance Bracci…



FOOTBALL / TROISIÈME NUL DE SUITE À BOLOGHINE POUR LE MCA Ghrib balance Bracci…
Le Mouloudia d'Alger ne sait plus gagner à domicile, à Bologhine précisément. Samedi soir, face à la JSM Béjaïa, auteur de son quatrième nul à l'extérieur (pour deux victoires ramenées de Sétif et du 20-Août face au CRB), l'équipe de François Bracci a failli connaître sa première défaite at home.
Un semi-échec qui a précipité le limogeage du technicien corse, décidé quelques minutes après le match par le coordinateur de la section football, Omar Ghrib. Celui-là même qui affirmait, au sortir du match de Sétif, où les Vert et Rouge sont allés créer l'exploit, que l'ex-entraîneur de Portde- Bouc est le sauveur d'une équipe à la dérive. Le nul concédé face aux Béjaouis d'Alain Michel, ex-coach du MCA, luimême chassé, en mars 2011, de la barre technique du club doyen suite à une série de mauvais résultats, aura été celui de trop pour Bracci qui s'attendait, quelque peu, à la décision des dirigeants mouloudéens. «Je savais dès ma prise de fonction que le MCA est un club exigeant. Aujourd'hui, il y avait quelque 8 000 supporters-entraîneurs dans les gradins. La presse m'avait mis de la pression en annonçant que ce match serait mon dernier. Moi, je dis bravo à mes joueurs d'avoir réussi à rétablir l'équilibre dans des conditions difficiles. Ce n'est pas évident de bousculer à dix, car Sayoud était inopérant, un adversaire qui s'est cantonné derrière, sur une pelouse où le cuir est difficile à maîtriser. Maintenant, je pense que l'équipe a un bon potentiel qu'il faut mettre en valeur. Je suis sûr que les résultats suivront», a-t-il déclaré quelques minutes aprés la fin de la rencontre (1-1). Bracci se savait donc menacé par la faucheuse des entraîneurs. Les dernières sorties ratées de l'équipe à Bologhine (face à la JSK, le CSC et la JSMB) sont-elles le fruit d'une préparation hivernale bâclée à Benidorm, ou bien le résultat logique d'un renforcement des rangs à l'improviste opéré durant le mercato d'hiver ' De prime à bord, la responsabilité de l'entraîneur français est entière. Le recrutement décidé par Omar Ghrib a été opéré avec son consentement. Les choix tactiques et ceux des joueurs à aligner l'étaient aussi. Bracci, qui a accepté que la direction chasse son adjoint, Rachid Malek, au retour de l'équipe de Benidorm, a aligné des joueurs comme Sayoud, sur ordre du coordinateur de la section. C'est ce dernier qui a décidé de libérer Oussalé et Douadi et a conservé des éléments dont l'équipe n'avait pas besoin, à l'instar de Amroune, Belaïd et autre Azzedine. Des recrues ramenées à coups de milliards sans jouer est une tradition chez le Mouloudia d'Alger. Khenniche, Bencharif, Cherfa, Yanis et le tout dernier Hadji (ex- WAT) en sont des exemples frappants de la manière avec laquelle le Mouloudia d'Omar Ghrib fait son marché. Les entraîneurs qui se sont succédé à la barre technique du MCA n'y ont jamais vu un inconvénient. Alain Michel, Zekri, Benchikha et Bracci ne sont pas des «trois quarts d'entraîneurs » pour se voir imposer des éléments souvent limités, qui relèvent de graves blessures ou hors de forme. Pourtant, c'est la triste réalité d'un club qui, l'espace de quelques saisons, aura consommé des dizaines de joueurs, une vingtaine de staffs techniques et des milliards de centimes. Ceci, au moment où les luttes intestines, la bataille des clans, font rage sans que la guerre des chefs désigne un vainqueur. C'est ce Mouloudia-là qui veut reconquérir les cimes.
… Et approche Aït Djoudi
Aussitôt Bracci mis à la porte, le coordinateur de la section du MCA a pris son téléphone et a appelé des entraîneurs actuellement au chômage. Samedi soir, il avait pris langue avec Fouad Bouali, limogé avant la trêve par la JSM Béjaïa, et, hier, il a pris attache avec Azzedine Aït Djoudi, l'ex-sélectionneur de l'EN olympique et non moins candidat à la présidence de la JS Kabylie. Si pour Bouali, le supposé conseil d'administration de la SSPA/MCA, dont les membres ont été consultés de manière informelle par Ghrib, a émis des réserves sur sa candidature, l'ancien coach de l'USMA, du CRB, de l'ESS et de nombre de clubs algériens, marocains et tunisiens, a demandé un temps de réflexion. Selon nos sources, Aït Djoudi devrait consulter ses pairs du bureau de crise de la JSK avant de donner sa réponse à Omar Ghrib. Actuellement, en guerre déclarée avec le président du club kabyle, Moh-Chérif Hannachi, Aït Djoudi ne semble pas, à en croire nos interlocuteurs, chaud à reprendre le chemin des stades dans la peau d'entraîneur. Dans le cas où Aït Djoudi ne répond pas positivement aux sollicitations de Ghrib, c'est Kamel Bouhelal, qui avait succédé à Rachid Malek, qui s'occupera des destinées de l'équipe. Jusqu'à quand ' Certainement, le temps que l'argent rentre dans les caisses (une nouvelle crise financière se profile à l'horizon) pour que Ghrib se lance à la recherche d'un coach dont le nom «résonne» mieux que celui de Bouhelal, lequel subira, autre certitude, le même sort que Meguellati et tous les autres intérimaires qui ont travaillé au Mouloudia d'Alger.
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