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Football national/ la fin de saison se profile



Epilogue n Si la fin de saison 2015-2016 s'annonce plutôt radieuse pour certains clubs ayant décroché un titre ou une accession, la plupart des autres clubs sont à l'agonie.La semaine qui se termine a été marquée par deux sorties médiatiques qui, apparemment, n'ont pas fait le buzz comme l'a été celle du fougueux président de l'US Chaouia, Abdelmadjid Yahi, accusant certains acteurs et la formation du CRB Aïn Fekroun d'avoir donné le gain du match à l'AS Khroub pour faire rétrograder son équipe. La première est celle d'un président au bord des nerfs, celui du CR Belouizdad, Réda Malek qui a annoncé que deux principaux sponsors se sont retirés, en l'occurrence la Cnep et Batimetal. Deux coups durs pour le grand Chabab qui espérait renaître de ses cendres et renouer avec les titres, car qui dit consécration dit moyens conséquents. Malgré sa toute bonne volonté, le boss du club de Laâquiba a fini par lancer un appel au secours, comme l'ont fait avant lui d'autres présidents des clubs de l'élite, pour ne pas dire professionnels car ces derniers n'ont de professionnels que l'appellation. Réda Malek est également révolté et pour cause : il y a une injustice dans la répartition de la manne de l'Etat. En effet, certains clubs sont choyés, par la Sonatrach et certaines de ses filiales, alors que d'autres non. Le président de la JS Kabylie, qui a longtemps grogné et dénoncé cet état de fait, a fini, apparemment, par obtenir quelque chose puisque ses pourparlers avec la société pétrolière sont sur le point d'aboutir à un sponsoring qui viendrait alléger les besoins et les dépenses du club kabyle, même si au passage il faut souligner que le plus gros de ces dépenses va aux salaires et aux primes de matchs ! Ce qui est anormal quelque part. De plus, ces mêmes clubs n'hésitent pas à faire dans la surenchère à chaque début de saison et refusent, en fin de compte, de plafonner les salaires pléthoriques de leurs joueurs. Le président Réda Malek a même décidé d'écrire au Premier ministre, Abdelmalek Sellal, afin qu'il y ait une égalité dans la rétribution de la manne de l'Etat puisque ce dernier continue à financer le football, d'une manière ou d'une autre. D'autant que les entreprises, notamment privées, ne sont prêtes à mettre la main au porte-monnaie, comme l'a signifié il y a seulement quelques jours le président du Forum des chefs d'entreprises (FCE) et en même temps celui de l'USM Alger, Ali Haddad, qui a déclaré qu'aucune société n'investira dans le football dans les conditions actuelles. Sauf qu'il y a un autre son de cloche, et il s'agit de la deuxième sortie médiatique, celle du président du NA Hussein-Dey, Mahfoud Ould Zmirli. Ce dernier tient un autre discours, qui tranche avec celui de son homologue du CRB. En effet, Ould Zmirli reconnaît qu'il y a des difficultés, mais il a affirmé qu'il continuera à puiser dans ses propres apports personnels tout en cherchant d'autres sponsors sérieux. Mais ce qui est intéressant également, c'est que Ould Zmirli a demandé aux pouvoirs publics de lui céder un terrain du côté du Caroubier afin de construire un stade pour son équipe.A. Salah-BeyLe président du dernier finaliste de la Coupe d'Algérie insiste et persiste en affirmant que s'il aurait une assiette de terrain, il serait disposé à construire un stade d'au moins 15 000 places digne du Nasria qui mérite plus que ça. Cette proposition cadre, faut-il le préciser, avec les orientations actuelles du gouvernement, à savoir ouvrir l'investissement au secteur privé national et au partenariat gagnant-gagnant, y compris avec un apport extérieur. La proposition d'Ould Zmirli devrait être prise au sérieux par les pouvoirs publics, à l'heure où la trésorerie publique connaît des restrictions drastiques. Elle devrait être encouragée même et élargie aux autres clubs afin de susciter l'intérêt et inciter tous ceux qui peuvent financer le football dans le cadre d'un projet sérieux et non pas en s'appuyant sur l'assistanat de l'Etat, d'avancer sur un terrain viable. D'autant que l'Etat donne des terrains en concession pour l'agriculture ou pour des activités industrielles et récréatives, pourquoi ne pas l'étendre au créneau sportif, également porteur et rentable.


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