Alger

Football national / Ils veulent abroger l'article 63 après l'avoir voté sans broncher



Football national / Ils veulent abroger l'article 63 après l'avoir voté sans broncher
Décision - Une panne d'électricité coûte les trois points au club recevant. Cela a réveillé les clubs, dits professionnels, qui veulent abroger l'article responsable de cette «sanction».L'incident du match MOB - USMA, comptant pour la 16e journée du championnat professionnel de Ligue 1, qui s'est arrêté à la dixième minute à cause d'une panne d'électricité suivi de l'application pure et dure de l'article 63 des règlements généraux de la fédération algérienne de football (FAF) qui donne les trois points de la victoire au club visiteur a, apparemment, réveillé certaines consciences chez les présidents de clubs. En effet, lors de la réunion qu'ils ont tenue la semaine dernière au siège de la fédération, cet incident a été bien évidemment évoqué et a fait presque l'unanimité pour que le fameux article 63 soit révisé pour ne pas dire abrogé. Seulement, la question qui se pose est : comment les présidents de clubs ont accepté ces règlements au départ puisque ce sont eux qui l'ont voté en assemblée générale si ce n'est le bureau fédéral qui l'a fait à leur place ' Cela prouve encore une fois que les règlements passent toujours comme une lettre à la poste, rappelant l'époque faste du béni-oui-ouisme ! Aujourd'hui, les présidents de clubs, dont l'un d'entre eux a été touché directement, ont compris leur douleur et ont décidé de passer à l'action, d'autant que ce genre d'incident peut se reproduire à tout moment et peut avoir des conséquences plus graves.Imaginons un instant un club qui joue sa tête en Ligue 1 ou un autre qui dispute le titre, et sur un coup de panne, il perd sa place ou son titre.Imaginons la réaction des supporters et le risque d'émeute dans la ville. Il est donc clair que cet article doit être «remis à niveau» et se conformer à ce qui se fait de mieux ailleurs, voire par rapport aux règles de la FIFA ou de l'UEFA. Il n'y a pas si longtemps, le match de Ligue des champions entre le club turc de Galatasaray et la Juventus a été arrêté pour cause de chute de neige et a bien repris le lendemain sans problème, coûtant même l'élimination de la Vieille Dame.Certes, il s'agit d'un élément naturel - la neige -, mais l'éclairage d'un stade ne relève pas de la gestion direct des clubs qui ne possèdent pas leur propre infrastructure. Le cas de l'OPOW de l'Unité maghrébine de Béjaïa est très illustratif puisque c'est la wilaya, par l'entremise de la Direction de la jeunesse, des sports et des loisirs (DJSL), qui en assure la tutelle. Ce stade est partagé entre deux formations, la JSMB et le MOB, qui bénéficient chacune de créneaux d'entraînement, mais ne gèrent aucunement et directement cette infrastructure.C'est le cas de la majorité des clubs, dont certains sont même SDF comme le MC Alger, qui évolue à Omar-Hamadi, qui est géré par l'USMA dans le cadre d'une convention avec l'APC de Bologhine, ou du RC Arba ou le CRB Aïn Fakroun qui jouent respectivement à Blida (stade des frères Brakni) et Aïn M'lila (stade Demen-Debbih).Evidemment, la solution la plus simple, c'est de faire jouer les rencontres en diurne, pour éviter tout couac. Sauf qu'il y a la télévision qui impose son horaire (17h 45 pour le match du samedi). D'autres solutions existent, comme faire jouer le reste de la partie un autre jour, tel est le cas en Espagne par exemple, où la ligue programme même les cinq dernières minutes d'un match. Et pendant qu'ils y sont, les présidents de clubs qui doivent se réunir bientôt avec le ministre de la Jeunesse et des Sports et le président de la FAF, ont intérêt à revoir tous les autres articles des règlements qui ne cadrent pas avec la logique ou avec le fonctionnement d'un véritable professionnel, et ce afin d'éviter la réaction au cas par cas et le bricolage récurent qui caractérise souvent la gestion de notre football.


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