Alger

FOOTBALL L'ATTRIBUTION DE LA CAN-2019 DEVRAIT ECHOIR À UN PAYS DE LA ZONE 4L'Algérie attendra-t-elle jusqu'en 2021 '



L'Algérie qui postulait officieusement à l'organisation de la CAN-2019 devrait tempérer ses ardeurs et reporter ses espoirs pour l'édition d'après, celle de 2021 en l'occurrence. Et pour cause ! L'annonce faite le week-end dernier par la RD Congo de déposer son dossier pour abriter la 32e phase finale priverait notre pays d'accueillir la deuxième Coupe d'Afrique des nations de son histoire, après celle organisée en 1990 à Alger.
Notre source, membre au sein du CE de la Confédération africaine de football, est à ce titre catégorique : «La CAF a défini depuis belle lurette les règles présidant à l'attribution d'une de ses compétitions majeures, la CAN en particulier. Aussi, l'organisation d'une phase finale de cette dernière épreuve obéit à un système de rotation, lequel donne le droit à chacune des six (06) zones (Nord, Ouest A, Ouest B, Centre, Centre-Est et Sud) de postuler à abriter une telle manifestation. Comme la zone Nord qui comprend l'Algérie, la Libye, le Maroc, la Tunisie et l'Egypte aura droit à deux tournois de suite (2015 au Maroc et 2017 en Libye), il est exclu que votre pays bénéficie de ce privilège d'organiser la CAN-2021.» Des propos qui corroborent parfaitement ceux tenus par le SG de la CAF, le Marocain Hicham El-Amrani en marge de la dernière édition tenue dans les stades sud-africains. A l'issue de la CAN-2013, Hicham El-Amrani qui s'est dit, au nom de la CAF, «heureux du résultat» obtenu lors de ce tournoi confié à l'Afrique du Sud suite au désistement de la Libye, assurait : «Nous avions des attentes mais le comité d'organisation a dépassé ces attentes. L'Afrique du Sud est devenue un point référence dans l'histoire de l'organisation de ce tournoi. Maintenant, le Maroc doit faire encore mieux en 2015.» Interrogé sur la possibilité de voir trois pays de la zone A (UNAF) organiser trois tournois de suite, le secrétaire général de la CAF a, d'abord, évité de se prononcer «personnellement » sur cette éventualité non sans évoquer que le «sujet» sera débattu au sein de l'instance africaine par le truchement de son comité exécutif. Hicham El- Amrani voulait-il ménager le chou et la chèvre lui qui sait, mieux que quiconque, que les règles régissant cette question sont tranchées ' Possible. Le responsable marocain, qui n'était pas à ses premières «bourdes» lors de cette CAN, aura certainement laissé planer un faux suspense pour ne pas s'attirer les foudres d'un membre aussi influent du CE que l'Algérien Mohamed Raouraoua, lequel avait laissé entendre quelques semaines auparavant que «l'Algérie n'est pas intéressée par l'organisation de la CAN-2017 (confiée à la Libye) mais par celle de 2021», déclaration que M. Hicham El-Amrani a bien fait de reprendre (sans citer le nom de son auteur) lors de sa dernière conférence de presse en marge de la CAN-2013.
Quand la RDC fausse les calculs de Raouraoua
Une telle opportunité, celle voir trois pays du Maghreb abriter autant de tournois de CAN consécutivement, semblait probable dès lors que l'appel à candidatures n'était pas encore lancé par la CAF. Mais, aussitôt le SG de CAF annoncera que «les appels à candidatures seront lancés durant le deuxième semestre de l'année 2013, plusieurs pays, dans la presse, ont déjà fait savoir qu'ils étaient intéressés», l'on apprendra que la RD Congo était candidate à l'organisation de la Coupe d'Afrique 2019. C'est le ministre des Sports congolais, Baudouin Banza Mukalay Nsungu, qui fera l'annonce au lendemain de la finale de la CAN- 2013. «Le gouvernement congolais a la volonté d'accueillir cette grande fête du football africain en 2019. On a eu des occasions qu'on n'avait malheureusement pas bien saisies. Cette fois-ci, ça sera la bonne. Nous avons transmis tous les dossiers, par le canal de la Fecofa (Fédération congolaise de football), à la CAF qui a déjà accusé réception», avait-il affirmé. La RDC avait déjà formulé un intérêt pour l'organisation des éditions 2015 (Maroc) et 2017 (Libye) avant de se raviser, faute de moyens. Le ministre congolais était le premier à le reconnaître. «Je sais qu'il y a un problème d'infrastructures, mais on va s'y mettre. C'est une ambition du gouvernement (…) Nous voulons accueillir cette grande fête du football ici (…) On tient vraiment à organiser cette CAN-2019», a-t-il encore indiqué. M. Baudouin Banza Mukalay Nsungu a néanmoins laissé entendre qu'à défaut d'avoir l'organisation exclusive de l'événement, «le Congo optera pour une Coorganisation avec un autre pays candidat». Or, cette éventualité ne fait plus recette au sein du comité exécutif de la CAF présidé par le Camerounais Issa Hayatou. Irrités par les problèmes vécus lors des tournois coorganisés (Ghana-Nigeria en 2000 et Gabon- Guinée-équatoriale en 2012), des responsables de la Confédération africaine et même des dirigeants de fédérations nationales se sont prononcés contre cette formule. C'est sur ce volet, peut-être, que l'Algérie devra axer sa plaidoirie pour battre en brèche le dossier congolais même si, par stratégie, Raouraoua se refusera à défier non seulement ses «amis» congolais ainsi que ses pairs du comité exécutif qui avaient voté le fameux système de rotation.
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