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FOOTBALL DANS UN NOUVEL ENTRETIEN ACCORDE À UN QUOTIDIEN FRANÇAISHalilhodzic lance sa «CAN»



«Halilhodzic sans fard», titre l'Equipe. Le sélectionneur national Vahid Halilhodzic éprouve du plaisir à communiquer avec les médias hexagonaux. Après France Football, en octobre dernier, le Bosnien se livre aux lecteurs de l'Equipe. Un entretien dans lequel il tente de renouveler ses «croyances», ses craintes, ses aptitudes surtout. Histoire de prouver à tous ceux qui ne croient pas en lui, le contestent, qu'il n'est pas loin d'être le meilleur. Du Mourinho, en somme.
Mohamed Bouchama - Alger (Le Soir) - Soixante-douze heures avant de recevoir les journalistes algériens à Sidi Moussa, Coach Vahid livre les secrets de ses réussites en Algérie par média français interposé. «Je n'ai pas besoin de montrer ce que je vaux. Mes résultats parlent pour moi. Quand j'ai pris l'Algérie, nous étions 52e au classement Fifa et maintenant nous sommes 19e. Sur ces dernières années, avec la Côte d'Ivoire, l'Algérie et le Dinamo Zagreb, je n'ai perdu que six matches, même si je n'en ai pas disputé des centaines», a-t-il tenu à rappeler. La mise au point s'adresse aux clubs français qui pensaient qu'il était fini dès lors que le PSG l'avait congédié en 2005. Elle s'adresse aussi aux responsables du football ivoiriens qui l'avaient lâché en dépit du fait qu'il a réalisé un parcours époustouflant avec les Eléphants. Celui que les employeurs algériens croient détenir les clés de sa liberté dégage, à 60 ans passés, de l'ambition, peut-être de la prétention. «Il me manque un club capable de jouer la finale de la Ligue des champions. Je suis capable de gagner la C1, et ce n'est pas prétentieux. (...) Je ne suis inférieur à personne », répète celui qui, en octobre dernier sur France Football, assurait qu'il a hâte de retrouver la L1. Le président de la FAF, Mohamed Raouraoua, avait estimé, samedi durant sa conférence de presse, que «Vahid ne peut partir sans l'aval de la FAF, seule habilitée à le laisser partir. C'est vrai qu'il est convoité en France et au Qatar, mais nous n'avons nullement l'intention de nous passer de ses services. Il a réussi le premier défi à mener l'équipe à la CAN en attendant le Mondial 2014». Des propos que le Bosnien semble avoir intercepté en ajoutant quelques rappels qui entretiennent, tout de même, un zest de suspense concernant l'avenir de l'ancien attaquant de Nantes à la barre technique des Verts. «Quand j'ai réuni les gars à Marcoussis la première fois, je leur ai dit : “Votre président m'a choisi et on va essayer de faire quelque chose. La situation est assez délicate après la Coupe du monde. Vous avez été des héros et maintenant vous êtes très critiqués”. J'ai trouvé des gars abattus, sans ambition. Ils ont commencé à parler, ils ont tout sorti en près de deux heures. Ensuite, on va faire un match en Tanzanie (1-1, le 3 septembre 2011) et j'ai senti un premier déclic. Je me suis dit que ce groupe pouvait m'écouter et qu'on pouvait faire quelque chose. J'ai donc changé des choses, je voulais donner un autre esprit, un autre souffle, un jeu plus offensif. Pourquoi je n'ai pas convoqué Karim Ziani ' Avec Feghouli et Boudebouz, ça fait deux joueurs pour ce poste. Ensuite, les titulaires depuis des années peuvent-ils accepter cette nouvelle concurrence ' Ils disent toujours oui, mais la réalité est souvent différente. Et pour l'instant, je suis content du travail effectué avec la qualification à la CAN, qui était la première étape» Pour Halilhodzic, l'œuvre gigantesque est appelée à se consolider lors de cette CAN-2013, un tournoi durant lequel il entend aller loin, même s'il confie que le premier match tracera la voie des Fennecs. «Cette rencontre contre la Tunisie déterminera notre avenir dans cette compétition. Si nous passons en quarts de finale, on ne sait jamais ce qui peut arriver. (...) Nous n'avons pas un groupe de vedettes mais une équipe très inexpérimentée, qui possède cependant un enthousiasme, une ambition, une fraîcheur incroyable. Elle est homogène, solidaire et généreuse», fait-il noter. Demain, face à la presse nationale, Halilhodzic doit affiner sa pensée.
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