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FONDS NATIONAL DE PEREQUATION DES ŒUVRES SOCIALES Lourd réquisitoire de cadres contre le DG



Lourd chapelet d'accusations que celui que des cadres du Fonds national de péréquation des œuvres sociales (FNPOS) ont porté contre leur directeur général.
M. Kebci - Alger (Le Soir) - Ils en ont vraiment sur le cœur ces cadres du Fonds national de péréquation des œuvres sociales, pour la plupart licenciés ou forcés à la démission. Eux qui affirmaient, hier, lors d'une conférence de presse tenue au siège d'Alger de la Ligue algérienne de défense des droits de l'Homme (Laddh), subir les pires humiliations de leur vie. Un calvaire qui a un seul et unique responsable, leur directeur général qu'ils ont tenu à charger de griefs tout aussi nombreux que gravissimes. Selon Noureddine Khelfi, architecte de formation et ex-directeur régional à Constantine, tout a commencé lors de l'intronisation à la tête de l'organisme, en août 2006, de l'actuel DG, Athmane Sebaâ. Une nouvelle nomination qui allait marquer l'entame d'une nouvelle gestion aux antipodes, dira-t-il, «de ce que confèrent toutes les lois de la République». Irrégularités, dépassements et malversations, notamment en ce qui concerne la passation des marchés, la gestion des ressources humaines marquée du sceau d'une mobilité affligeante du personnel et de l'outil matériel et l'attribution des logements, retards considérables en matière de distribution de logements réceptionnés depuis des lustres avec tout ce que cela suggère comme charges supplémentaires liées à leur réhabilitation et leur gardiennage, tels sont, entre autres, les griefs retenus par l'intervenant contre le premier responsable du FNPOS. Et au bout de ce réquisitoire, c'en est un, la manipulation des listes des bénéficiaires, notamment au niveau de la capitale, avec la présence de nombreux cas d'indus bénéficiaires dont, dira Mustapha Touati, ex-directeur central chargé de la prestation (logement, aides et prêts), le fils d'un membre du conseil d'administration de l'époque condamné à la prison. Une manipulation de listes rendue possible avec une transgression criante de la procédure réglementaire en la matière, poursuivra l'intervenant. Face à cette situation qui menace l'organisme jusqu'à ses fondements, pour reprendre Abdelhalim Feddal, cadre responsable de la structure technique à Chlef, celui-ci affirme avoir interpellé par maints écrits la hiérarchie. Mais c'était compter, regrettera-t-il, sans la passivité de cette dernière puisque, dira-t-il, «le ministère de tutelle a fait plus qu'observer la sourde oreille en ce sens qu'il a encouragé le directeur à sévir contre ces cadres gênants». D'où «la cascade de licenciements et de démissions forcées». Mais ce qui semble irriter au plus haut point ces cadres qui disent ne demander que «justice soit faite», c'est le rapport de l'IGF dont une brigade a épluché l'établissement en 2009. Un rapport qui les conforte puisque, dira Touati, «il reprend en des termes presque similaires nos accusations». Il en est de même pour un autre rapport de la Cour des comptes et cela sans que personne bouge le petit doigt pour mettre, enfin, de l'ordre dans un organisme qui, de par sa nature sensible puisque s'occupant du logement, un vœu pieux pour nombre d'Algériens, est sujet à bien de convoitises.
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