Alger - Revue de Presse

Fonction publique Les membres de l'intersyndicale devant la chefferie du gouvernement



La grève de trois jours à laquelle a appelé l'intersyndicale s'est poursuivie hier pour la seconde journée. Aux lycées visités hier à Alger, un taux de suivi élevé a été observé. Lycée Omar Racim, lycée Omar Ibn El Khettab, El Idrissi, Emir Abdelkader, Mokrani, Frères Barberousse, lycée Okba, lycées situés à l'est et à l'ouest d'Alger (Rouiba, Réghaïa, Aïn Benian, Aïn Taya), et également les lycées des banlieues sud de la capitale, pour ne citer que ceux-là, connaissaient des perturbations notables. Contactés, hier, des membres de la cellule de crise du Conseil des lycées d'Algérie qui était en réunion d'évaluation de la grève, se sont dits satisfaits du taux d'adhésion des enseignants à ce débrayage. Au sein du CLA, l'on estime que la grève a été massivement suivie. Selon cette même organisation, seul un nombre infime de lycées n'a pas suivi cette grève. Et d'ajouter que sur les 140 existants dans la wilaya, seuls 10 lycées ont fait défection. Toujours dans la capitale, l'appel de l'intersyndicale n'a pas recueilli par contre l'adhésion des enseignants du primaire et CEM et du personnel des structures de la santé dont le fonctionnement n'a pas été perturbé pendant ces deux derniers jours. En effet, les fonctionnaires des secteurs de l'administration publique, santé, enseignement supérieur ont, selon Hadj Djilalli, porte-parole du SNAPAP, répondu «favorablement» à cet appel. Selon lui, le débrayage des fonctionnaires a atteint à l'échelle nationale le taux de 80% en précisant qu'il s'agit là de secteurs où le SNAPAP est présent. Ne cachant pas sa satisfaction, il dira que les fonctionnaires de l'administration publique (commune, daïra, wilaya) en «dépit de différentes pressions de la part de l'employeur, ont tout de même répondu à l'appel de l'intersyndicale». Il fera savoir en outre que des enseignants du primaire et les travailleurs de l'APC de Draa El-Mizane (wilaya de Tizi Ouzou) ont rejoint hier la grève. Il relèvera cependant que des cas d'abus ont été constatés (menace de retenue sur salaire notamment). Les membres de l'intersyndicale se rencontreront aujourd'hui devant la chefferie du gouvernement où ils doivent déposer une motion contenant leurs revendications. A Oran, au deuxième jour du mouvement de contestation national de l'intersyndicale de la fonction publique, la grève a déjà perdu de son élan. Dans le secteur de l'Education, celle-ci a été peu suivie. A l'exception du cycle secondaire où seule une vingtaine de lycées sur les 51 que compte la wilaya ont été partiellement touchés, le mouvement de contestation n'a pas réussi à gagner les deux autres cycles primaire et moyen. Certains syndicats autonomes du secteur parlent de manque de mobilisation des enseignants, alors que d'autres accusent l'administration de recourir à des pressions et au chantage pour dissuader les travailleurs. «Les enseignants du cycle moyen et surtout ceux du primaire subissent le diktat de l'administration, c'est ce qui explique en grande partie l'échec de la grève dans ces deux cycles», confie un syndicaliste du CNAPEST. Concernant l'administration, cette grève nationale n'a eu pratiquement aucun écho et notamment dans les collectivités locales (APC, daïra et wilaya) dont le fonctionnement n'a nullement été perturbé par cette action de contestation. Même constat dans le secteur de la santé où aucun établissement hospitalier de la wilaya n'a enregistré de perturbation. Cependant, cette grève nationale a été largement suivie par les enseignants de l'enseignement supérieur, massivement mobilisés par la coordination des sections CNES qui a réussi pratiquement à paralyser l'université Mohamed Boudiaf (ex-USTO). A Constantine, au deuxième jour de la grève, les enseignants affiliés au CNAPEST affichaient la même détermination que la veille quant à leurs intentions de faire valoir leurs revendications auprès de la tutelle. Selon le coordinateur de wilaya, M. Boucetta Abdelhafid, le taux de participation a connu une légère hausse par rapport au premier jour. A l'exception des enseignants du lycée Fadila et Meriem Saâdane qui se sont rétractés hier après la pause de 10h alors qu'ils avaient adhéré au mouvement de protestation dès la première séance de la matinée de dimanche, les 46 établissements du secondaire ont répondu à l'appel de la grève à des taux variant entre 65 et 78%. Selon la coordination, les rangs des enseignants ont connu un certain renfort matérialisé par l'adhésion de beaucoup de leurs collègues jusque-là récalcitrants mais remis en confiance depuis la reconnaissance de leur syndicat par le ministère de l'Education nationale. Profitant de cette grève, la coordination de wilaya du CNAPEST a instruit ses délégués à procéder à la préparation de l'installation des sections syndicales au niveau des 46 lycées de la wilaya. A noter qu'aucune perturbation notable n'a été enregistrée dans les autres secteurs concernés par cette grève.
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