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Focus sur le savoir-faire algéro-français



Focus sur le savoir-faire algéro-français
Les enjeux environnementaux et les solutions adéquates de traitement des eaux pour chaque type de pollution industrielle seront exposés lors d'un séminaire avec les Français.Le groupe Veolia, représenté par ses filiales OTV DBI (Design &Build for Industry) et Seureca (bureau d'Ingénierie et Conseil), a annoncé qu'il organise aujourd'hui, en collaboration avec la mission économique Business France de l'ambassade de France en Algérie, un séminaire technique.Veolia souligne que «les enjeux environnementaux et les solutions adéquates de traitement des eaux pour chaque type de pollution industrielle seront exposés devant un auditoire d'une cinquantaine de donneurs d'ordres algériens dans les secteurs des industries pharmaceutiques, agroalimentaires et d'hydrocarbures».Le consortium OTV DBI et Seureca présentera sa stratégie et son approche technique incluant la phase d'étude de faisabilité ainsi que la fourniture de la solution et la formation des équipes chargées de la gestion des stations d'épuration des effluents liquides. L'objectif de cette journée sera de contribuer de manière dynamique à la mise en conformité environnementale des rejets générés par la production industrielle en Algérie.Un chargé de développement eau-environnement est même nommé à la mission économique Business France de l'ambassade de France en Algérie.Ce séminaire tombe à point nommé, vu la sensibilisation des décideurs sur l'environnement au vu des risques qu'ils encourent. Dirigeants d'entreprises et politiciens sont pénalement responsables.D'ailleurs, la Cour pénale de La Haye va enquêter sur les crimes entraînant des ravages écologiques: un signal, qui se veut dissuasif, adressé aux responsables d'accaparement des terres et de destruction des milieux naturels, selon la publication Actu-environnement. En effet, le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, a publié le document de politique générale de la juridiction pénale internationale relatif à la sélection et à la hiérarchisation des affaires qu'elle entend poursuivre.Le bureau du procureur sélectionne les affaires en se fondant sur trois critères: la gravité des crimes, le degré de responsabilité des auteurs présumés et les chefs d'accusation susceptibles d'être portés contre eux. Concernant ce premier critère, le bureau en question se concentre sur les crimes les plus graves dans le cadre d'une situation donnée, qui touchent l'ensemble de la communauté internationale, précise le document.Dans ce contexte, est-il précisé, ce dernier s'intéressera particulièrement aux crimes impliquant ou entraînant, entre autres, des ravages écologiques, l'exploitation illicite de ressources naturelles ou l'expropriation illicite de terrains.Plusieurs ONG ont salué ce positionnement de la juridiction pénale universelle. L'annonce de La Haye est une première étape cruciale dans la répression de la violence et du vol dans le commerce mondial des terres et des ressources naturelles, se félicite ainsi Global Witness. Chasser les communautés de leurs terres et saccager l'environnement sont devenus un moyen accepté de faire des affaires dans de nombreux pays riches en ressources, déplore en effet Gillian Caldwell, la directrice générale de l'ONG.Parmi les activités les plus prédatrices figurent l'exploitation minière suivie de l'agrobusiness, des barrages hydroélectriques et de l'exploitation forestière. Dirigeants d'entreprises, politiciens et autres individus peuvent maintenant être tenus pénalement responsables en vertu du droit international pour des crimes liés à l'accaparement des terres et à la destruction de l'environnement, se réjouit l'association.Le cabinet de conseil juridique Global Diligence estime que cette annonce ouvre la porte au procès intenté par des victimes d'accaparement des terres contre l'élite dirigeante.
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