
La classe politique nationale se penche sur le dossier de la révision constitutionnelle. Toutefois ? si la révision interviendra ?, les avis des politiques sont divergents, notamment sur les amendements de la Loi fondamentale du pays, et la voie par laquelle elle sera approuvée.Le FNA est revenu à la charge, ce week-end, pour s'opposer à cette idée et au même temps de prendre part à travers sa participation. Moussa Touati, président du FNA, qui s'est exprimé hier, lors d'une conférence de presse organisée en son siège à Alger, a affirmé, que «le peuple est souverain, on doit rendre le pouvoir et la légitimité au peuple», insistant sur la «nécessité» de la révision constitutionnelle. Il a, après consultation de son bureau national, rendu public sa décision et son point du vue à l'égard de la Constitution algérienne. «Nous rejetons cette initiative de l'administration, mais cela ne veut pas dire qu'on ne va pas prendre place aux consultations, par contre, on va y aller pour convaincre l'administration et les autres partenaires de notre vision et notre point du vue». Dans ce sens, l'orateur a lancé un appel à tous ceux qui appellent au boycott de ne pas laisser cette occasion entre les mains des opportunistes, mais il faut participer et critiquer de l'intérieur. Touati ira, ainsi, aux consultations pour, dit-il, «exprimer les positions» de son parti, comme il l'avait déjà fait du temps de la révision constitutionnelle d'Abdelkader Bensalah et Liamine Zeroual. «Nous sommes dans l'opposition, mais contre la politique de la chaise vide», explique-t-il avant de lancer : «Nous voulons affronter notre adversaire et ne pas l'éviter.» Et d'enchaîner : «Je mène un combat direct en exprimant mon opinion, c'est ça l'opposition.» Et d'interroger : «Qu'ont fait ceux qui sont dans l'opposition depuis 1962 '» Le président du FNA a souligné la nécessité de faire passer la révision constitutionnelle par la voie référendaire, et de définir la nature du régime, en appelant à définir «le concept de l'Etat algérien, si ce dernier aspire à une Constitution présidentielle, parlementaire ou regroupant les deux». «On voit au sein de notre formation que le système parlementaire est mieux placé pour l'Algérie.» Touati a rappelé que son parti «fait partie des premiers à avoir appelé à la révision de la Constitution suivant certaines conditions». Il devait souligner, dans ce contexte, le rejet par son parti d'une révision à travers le Parlement, sauf si elle est soumise ensuite à la consultation populaire. Le président du FNA a appelé ses militants à un «éveil» pour l'édification d'un Etat juste et équitable, avant d'affirmer que le FNA aspire à «une société homogène et fraternelle» fidèle aux valeurs de la glorieuse révolution de Novembre.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nacer Remaci
Source : www.lnr-dz.com