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FLN : ALORS QUE GOUDJIL ANNONCE UNE «TRÊVE» Réunion du comité central sans Belkhadem



FLN : ALORS QUE GOUDJIL ANNONCE UNE «TRÊVE»                                    Réunion du comité central sans Belkhadem
Les choses se compliquent pour le Front de libération nationale à moins d'une semaine du lancement officiel de la campagne électorale. Les contestataires de l'actuel secrétaire général passent carrément à l'offensive et se donnent rendez-vous, aujourd'hui même lundi, à partir de 10h au siège du parti à Hydra, pour proclamer le retrait de confiance à Abdelaziz Belkhadem.
Kamel Amarni - Alger (Le Soir) - Ces contestataires qui revendiquent plus des deux tiers des membres du comité central du parti comptent donc se retrouver au siège central du parti non pas pour une session en bonne et due forme, mais pour annoncer publiquement, via une déclaration, leur décision consistant en un retrait de confiance pur et simple au SG. «Nous l'avons officiellement saisi aujourd'hui (dimanche, Ndlr) pour qu'il convoque une session extraordinaire du comité central. Mais lui, en guise de réponse, il a préféré réunir le bureau politique alors même que le quorum n'était pas atteint et envoyer une correspondance aux mouhafedhs dans laquelle, s'appuyant sur l'article 42 des statuts, il leur dira qu'il était le seul habilité à convoquer toute session du CC», nous confie un des initiateurs de ce mouvement de protestation. «Face à ce refus, nous avons donc décidé de tenir cette session même sans lui, car nous estimons que nous avons le quorum nécessaire requis pour le faire.» Bien sûr, les choses ne sont pas si simples que cela, car le SG a, également, son mot à dire. En l'espèce, il dispose d'un délai de dix jours une fois saisi par les deux tiers des membres du CC pour leur répondre. Passé ce délai, les mêmes membres sont habilités à convoquer eux-mêmes ladite session. Mais dans tout cela, le problème dépasse l'aspect strictement statutaire. C'est plus un problème moral et politique qui touche directement la légitimité du secrétaire général et de la direction du parti, qui s'apprête en plus à se lancer dans une bataille électorale féroce et décisive. Même si Belkhadem est maintenu pour conduire le FLN lors des législatives comme cela est, semble-t-il «envisagé» en haut lieu, le risque est, par contre, réel pour le parti. La contestation est telle en effet, que dans bien des wilayas, la base peut mener contre-campagne ! Même le bureau politique n'est d'ailleurs pas épargné par les fissures. Hier dimanche, Belkhadem n'a pu réunir que sept sur les seize membres que compte le BP. Huit membres, dont le président de l'APN, Abdelaziz Ziari, n'y ont pas assisté. Et parmi les présents, le président de la Commission des affaires étrangères, Abdelhamid Si Affif, n'y est allé que pour dire «ses quatre vérités» à Belkhadem et au ministre de l'Enseignement supérieur, Rachid Harraoubia. «C'est ce bonhomme là qui a tout fait, mais sache bien qu'il te mène en bateau ! Il le fait pour préparer 2014 non pas pour toi comme tu le crois mais pour celui dont il était directeur de campagne en 1999 !» dira sèchement Si Affif à Belkhadem qu'il accuse en outre d'avoir menti à tous les membres du BP. «Maintenant, tu dois convoquer une session du comité central, nous rendre des comptes et partir.» Dans une telle ambiance, mener campagne relèvera presque de l'exploit. D'ailleurs, le bureau d'études sud-africain Alliance African Holding, que Belkhadem avait fait venir depuis février dernier pour l'assister durant la campagne électorale, aurait tout simplement décidé de rompre son contrat, selon une source proche du parti. Il faut dire aussi que la situation est telle que même le coordinateur national du Mouvement de redressement, Salah Goudjil, a surpris, hier dans l'après-midi par un communiqué où il écrit, notamment, «pour éviter un échec probable aux législatives du 10 mai 2012, et permettre à notre parti de se maintenir en tant que force politique majeure, nous estimons qu'il faut prendre, temporairement, du recul à tout cela et faire un diagnostic juste. J'appelle donc (les gens) à se ressaisir et à se rassembler pour contenir ces divisions et donc à rassembler les rangs dans un esprit responsable». La trêve décrétée par Goudjil suffira-t-elle '
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