Alger - A la une

FLN Les contestataires maintiennent la pression



Le Front de libération nationale entamera, demain dimanche, la campagne électorale la plus difficile et la plus incertaine de toute son histoire. Abdelaziz Belkhadem inaugurera ses sorties sur le terrain à partir du Grand Sud au moment où, à Alger, le comité central annoncera pour la deuxième fois ce samedi son retrait de confiance à l'actuel secrétaire général. Une première dans les annales.
Kamel Amarni - Alger (Le Soir) - Ceci, au moment où le Mouvement de redressement du FLN réunissait, jeudi dernier, dans son siège de Draria, ses candidats têtes de liste aux prochaines élections législatives ainsi que ses coordinateurs de wilaya. Les «redresseurs» ont même programmé leur premier meeting électoral pour aujourd'hui samedi dans la wilaya de Médéa. La situation risque de se compliquer davantage en outre après la décision, prise tard dans l'après-midi d'hier vendredi, à l'issue d'une autre réunion tenue par les membres contestataires du comité central de maintenir leur rencontre pour aujourd'hui samedi. Celle-ci est programmée au siège de la kasma du parti à Bourouba, à Alger. Initialement prévue sous la forme d'une session du comité central qui devait annoncer la destitution de Abdelaziz Belkhadem et l'installation d'une nouvelle direction, cette initiative n'a pas fait consensus. De très longs débats ont eu lieu, en effet, entre les partisans de la solution extrême que défend l'ancien ministre Boudjemaâ Haïchour et les partisans d'une solution politique et graduelle comme c'est le cas «des redresseurs» ou de l'actuel président de la Commission des affaires étrangères de l'APN, Abdelhamid Si Affif. Ces derniers optent pour une solution par étape et consistant en une proclamation officielle d'un retrait de confiance à Belkhadem ainsi qu'au bureau politique tout en ajournant la convocation du comité central pour après les élections du 10 mai prochain. Les deux parties sont finalement arrivées à s'entendre sur une solution médiane : pas question d'annuler le rendez-vous de ce samedi à Bourouba comme le demandaient certains mais en le transformant en un rassemblement ouvert à tous les cadres et militants du FLN et au cours duquel sera rendue publique une déclaration, comme ce fut le cas dimanche dernier au siège du parti à Hydra. Face à une telle situation et à se fier à une source très bien informée, «les walis ont été instruits depuis mardi dernier d'interdire toute rencontre publique qu'organiseront des contestataires sans l'aval de la direction nationale du parti». De même que notre source est catégorique : «Aucune direction parallèle ne sera reconnue. Du moins avant les élections.»
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