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Flambée des prix des fruits, des légumes et du poulet



Flambée des prix des fruits, des légumes et du poulet
La vague de chaleur enregistrée dans le nord du pays a ravagé une partie de la récolte des fruits et légumes tout en provoquant des dégâts importants dans la filière avicole.La canicule qui a sévi ces derniers jours dans le nord du pays, conjuguée aux gigantesques et ravageurs feux de forêt enregistrés, n'a pas été sans conséquence sur les prix des fruits, des légumes et des viandes, blanches notamment, qui ont connu des hausses importantes. Une simple tournée à travers certains marchés couverts ou ceux dits informels de la capitale nous a permis de confirmer cette tendance haussière de la mercuriale des prix des produits frais.Ce constat est quasiment partagé par tous les pères de famille et les ménagères rencontrés, hier, à certains points de vente à l'ouest d'Alger. Les tarifs affichés au marché couvert de Chéraga ont connu une augmentation non négligeable. La pomme de terre est cédée à 65 DA/kg, le prix de l'oignon oscille entre 60 et 80 DA/kg. Le prix de la courgette est carrément passé du simple au double, en atteignant les 200 DA le kilogramme. La tomate n'est pas en reste, puisqu'elle est cédée à pas moins de 100 DA.Les navets ont frôlé la barre des 200 DA. Même constat pour les haricots verts. Le poivron se stabilise autour de 100 DA/kg. Quant aux fruits, les prix affichés sont hors de portée. Interrogeant une ménagère, la soixantaine bien entamée, celle-ci n'a pas caché sa stupéfaction quant à la folle flambée inhabituelle des prix pratiqués ces derniers jours. "Au moment où on s'attendait à la baisse des prix au vu de l'abondance et de la disponibilité des produits et suite à la baisse de la température, l'on assiste malheureusement à des flambées spéculatives au marché de Chéraga", témoignera cette sexagénaire. Le gérant de l'étal qui n'a pas apprécié le commentaire de sa cliente, se joint toutefois à la discussion pour justifier, à sa manière, les prix étalés. "C'est archifaux madame. On ne fait pas dans la spéculation. Vous dites que nous sommes dans l'ère de l'économie de marché, c'est la règle de l'offre et de la demande qui détermine les prix. Il ne faut pas perdre de vue que la canicule qui a sévi a beaucoup influé sur le cours des produits agricoles et de la volaille. Il y a eu beaucoup de récoltes détruites notamment les fruits à cause des grandes chaleurs qu'on a connues. Il faut aussi ajouter le fait que pendant que la température frôlait la semaine passée les 40 degrés à l'ombre, aucun ouvrier n'a accepté de faire la récolte. Ce qui explique aujourd'hui que la demande a nettement dépassé l'offre. Le marché de gros n'est pas inondé en produits", expliquera ce revendeur. Le même argumentaire est développé par un autre détaillant de fruits et légumes qui applique des tarifs qui dépassent l'entendement. Les pêches, les pommes (gros calibre) sont cédées à 400 DA le kg.Les raisins, en pleine saison de cueillette, oscillent entre 200 DA pour le raisin noir et 450 DA pour le muscat. La seule qualité qui semble plus au moins abordable est la sabelle à 150 DA. Alors que cette même qualité a été cédée samedi au marché de Birkhadem à 100 DA. Ce marché doit d'ailleurs sa réputation à l'application des prix plus au moins abordables comparativement à ceux pratiqués au niveau des marchés du centre-ville comme celui de Ferhat-Boussaâd ou de Réda-Houhou.Un père de famille rencontré à la sortie de marché de Chéraga s'est interrogé d'ailleurs sur les sites d'approvisionnement des revendeurs, puisque les tarifs appliqués diffèrent d'un marché à un autre.Ce constat nous l'avons vérifié hier au marché informel improvisé au lieudit Plateau, sur la route d'Aïn Benian. Il faut avouer que les prix sont "cléments", avec ces revendeurs à la sauvette, sinon en nette baisse par rapport aux cours enregistrés dans les autres marchés. Les prix des fruits et légumes y sont en baisse de 30 à 50%. Le prix de la tomate oscille entre 35 et 60 DA. La laitue avoisine les 200 DA, soit 50 DA de moins par rapport à Chéraga ou à Oued Terfa (Draria).Les haricots verts étaient à 150 DA. La pomme de terre est cédée à 50 DA/kg. Le poivron se négociait à 60 DA/kg. Les aubergines, les carottes et les courgettes coûtaient entre 60 et 100 DA/kg. Après avoir décliné notre profession, ces revendeurs à la sauvette avouent que les prix appliqués dans les marchés de gros (Rovigo, Hattatba ou Les Eucalyptus) sont nettement plus élevés ces derniers jours comparés à la période qui a précédé la canicule. "Evidemment, la grande canicule qui a sévi dernièrement a influé sur les prix", confiera un jeune revendeur.Cette flambée des prix est également remarquée sur le marché de la volaille. Le kilogramme de poulet avait atteint, hier, les 370 et même 390 DA à certains endroits. Aussi bien à Aïn Benian, Saoula, Chéraga, qu'à Oued Terfa (Draria), la viande blanche se négociait à un prix inhabituel.Pour les commerçants interrogés, les températures caniculaires ont donné lieu à la hausse actuelle des prix. "Outre les pertes enregistrées dans des élevages en raison des feux déclarés dans certaines régions, des éleveurs de volaille ont préféré non pas investir dans la production, la période ne s'y prêtant pas puisque nous sommes presque à trois semaines de l'Aïd el-Adha. Cet état de fait a influé sur les prix", conclura un détaillant à Oued Terfa.H. Hattou
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