Tous les arguments sont bons pour justifier les augmentations surprises
des produits de consommation sur le marché,
mais aucune ne donne l'explication exacte de cette valse des prix qui
revient à chaque occasion.
La flambée des prix des fruits et légumes, des légumes secs est devenue
une tradition «culinaire» qui donne du fil à retordre aux ménagères, très
soucieuses de terminer le mois sans faire exploser le budget familial en cette
période de fin d'année et le début d'une nouvelle. La dernière augmentation,
qui a fait des trous dans les porte-monnaie, a été la montée en flèche des
légumes secs. Les haricots secs à 240 dinars et les lentilles à 180 dinars le
kilo, soit 100 dinars de plus en l'espace de trois mois seulement, le riz à 100
dinars au lieu de 50 et les pois cassés entre 120 et 130 dinars, le
consommateur a eu du mal à faire ses comptes.
Pour tenter de comprendre ce
phénomène, des citoyens, pas très nombreux, ont déposé plainte au niveau de
l'association de protection et de conseil du consommateur et de son environnement
d'Oran, l'incitant à lancer une enquête sur le pourquoi de la chose. Après une
tournée chez quelques importateurs de ces produits, les justificatifs de cette
flambée sont tombés. Selon le président de cette association, la revue à la
hausse des prix des légumes secs est la conséquence de trois mois de grève dans
les usines de production de ces produits au Canada et en Amérique latine. Cet
arrêt d'activité a en effet contrarié l'importation et provoqué la crise au
marché. C'est l'explication donnée par les importateurs à l'association.
D'autres raisons, notamment les
nouvelles dispositions prévues dans la loi de finances complémentaire 2009, qui
a imposé aux importateurs de traiter toutes les transactions par le crédit
documentaire, a contribué à cette flambée. Certains opérateurs économiques ont
critiqué cette mesure et imputé toutes les lenteurs administratives
d'importation à cette mesure. Pour couronner le tout, c'est la spéculation dans
le marché qui est la cause de tous les maux, estiment les professionnels. Le
phénomène prend de l'ampleur, souligne le président de l'association, en
l'absence d'un organisme de régulation et de contrôle de la qualité des
produits qui sont sur nos étals. Sur ce dernier point, l'association appelle la
protection des consommateurs par des normes algériennes. «Il existe entre 3.000
et 4.000 normes en Algérie, alors que dans les pays européens et autres, la
normalisation des produits compte entre 40.000 et 50.000 normes». Cette
procédure est le seul moyen de faire barrière aux produits contrefaits qui
inondent actuellement nos marchés, estime notre interlocuteur, et qui
constituent un danger pour le consommateur.
Sur le plan d'action de
l'association pour l'année 2010, il est prévu une campagne de sensibilisation
écolo et ce dans le cadre de la tenue de la conférence internationale de gaz
naturel liquéfié GNL 16. L'association compte faire une tournée à travers les
établissements scolaires pour sensibiliser les élèves sur la préservation des
ressources naturelles, l'environnement et le cadre de vie.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Mokhtaria Bensaâd
Source : www.lequotidien-oran.com