Alger - A la une

FISCALITÉ



FISCALITÉ
La conjoncture économique pousse le gouvernement à chercher à augmenter de manière significative les revenus. Le ministre des Finances privilégie déjà une piste : élargir l'assiette fiscale et optimiser le recouvrement.Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Abderrahmane Raouia l'a dit jeudi aux chefs d'entreprise réunis à l'occasion de l'université du FCE : le temps est venu d'optimiser les ressources fiscales. Comment ' En élargissant l'assiette fiscale, dit-il, et en assurant un suivi des plus rigoureux du processus de recouvrement afin d'assurer au pays des ressources financières autres que celles issues des hydrocarbures. Il en appelle à un effort collectif, se félicitant des résultats obtenus en matière de fiscalité ordinaire. Cette dernière représente, dit-il, déjà une place importante dans le budget avec un taux de 64%. Il espère, dit-il, une meilleure performance en 2018.
Ces recettes fiscales connaissent une bonne évolution estimée à 9,2% avec un taux de réalisation de 121% par rapport aux objectifs fixés pour la loi de finances de 2016. Des résultats que le ministre voudrait encore plus importants puisque, dit-il, le «le rendement de certains impôts et taxes est en deçàde nos attentes», évoquant la nécessité de «rééquilibrage» pour une mobilisation plus importante des recettes.
En réponse à des questions posées par des hommes d'affaires présents à la Safex, le ministre des Finances s'est montré optimiste indiquant que le dinar se portait «bien». Au niveau de la Banque d'Algérie, dit-il, «on maintient notre monnaie nationale et c'est primordial. Je vous rassure que le projet de loi de finances pour 2018 table en prévision sur un maximum de 115 dinars pour un dollar, sur une prévision de trois ans».
Cette estimation, dit-il, offre aux opérateurs économiques la possibilité d'avoir une marge de manœuvre en vue de faire leurs calculs, notamment celle de l'importation de matières premières, leur permettant ainsi de contribuer à la croissance de l'économie nationale. Autre déclaration du ministre des Finances, celle relative au lancement de la finance islamique. La Cnep, la Badr et la BDL les lanceront, avant la fin de l'année en cours, pour, dit-il, «répondre à un segment de la clientèle et drainer une épargne inactive».
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)