Alger - A la une

FINANCEMENT DES START-UP ET DES PME



FINANCEMENT DES START-UP ET DES PME
De notre envoyée spéciale à Bordj-Bou-Arréridj,Rym NasriLe financement des start-up et des PME sera consolidé par un fonds d'amorçage et par le fonds de garantie de sûreté réelle. Deux mesures prévues par l'avant-projet de loi d'orientation sur le développement de la PME, inscrit à l'ordre du jour à la prochaine réunion du gouvernement.Pour le ministre de l'Industrie et des Mines, le numérique est un facteur «décisif de croissance et de richesse étant devenu un véritable bien d'investissement». Il qualifie ainsi l'industrie numérique de 4e révolution industrielle qui ne fait que commencer.Conscient du retard pris par les entreprises algériennes dans l'appropriation et l'usage du numérique, Abdesslam Bouchouareb s'interroge : «L'Algérie peut-elle encore rester à l'écart de cette révolution '». «Non», répond-il. Selon lui, l'Algérie se doit, aujourd'hui, de relancer et de régénérer en profondeur une industrie «totalement obsolète».«Notre défi est de réussir à accompagner cette grande transformation industrielle en permettant d'abord aux start-up de naître et de devenir de plus en plus nombreuses, de grandir vite et d'enclencher un véritable processus de clusterisation à l'échelle industrielle», a-t-il souligné ce samedi, lors d'une visite d'inspection dans la wilaya de Bordj-Bou-Arréridj avec la ministre de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication, et le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.Il est également question, poursuit-il, «de permettre à notre industrie de se transformer pour accéder à ces nouvelles opportunités et de former les ressources humaines». Trois conditions «indispensables» pour que «l'industrie puisse jouer pleinement son rôle d'outil de croissance».Insistant sur l'importance des PME œuvrant dans le domaine des technologies de l'information et de la communication (TIC), le ministre de l'Industrie et des Mines reconnaît que ces entreprises rencontrent des difficultés, notamment financières, lors de leur création.«Aujourd'hui, il est impossible de trouver un financement bancaire en phase de réflexion sur le projet et les banques ne financent que des projets qui existent déjà », dit-il.A cet effet, il annonce la création d'un fonds d'amorçage qui offre un financement aux projets innovants durant la période précédant la création de l'entreprise. «C'est justement ce fonds qui faisait défaut et bloquait ainsi l'émergence des start-up», affirme-t-il. Un dispositif qui sera suivi par la mise en place d'un fonds de garantie «allégeant le poids des sûretés réelles imposées par les banques».Deux nouvelles mesures parmi d'autres sur lesquelles s'attelle son département dans l'avant-projet de loi d'orientation sur le développement de la PME qui sera présenté lors de la prochaine réunion du gouvernement, assure-t-il.Bouchouareb indique également que les mesures de soutien à la sous-traitance seront développées par l'ANDPME ainsi que l'encouragement du recours des entreprises nationales aux sous-traitants nationaux.Autres solutions prènées pour booster l'usage du numérique, il cite la création progressive de pèles industriels et technologiques à travers les différentes régions du pays afin, précise-t-il, «de favoriser la clusterisation et le développement régional».Une technopole pour la promotion de l'industrie des TICDans le but de renforcer la relation entre les secteurs de l'industrie, de la recherche scientifique et du développement des TIC, une technopole sera prochainement mise en place dans la wilaya de Bordj-Bou-Arréridj. A l'initiative de la ministre de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication, cette structure vise la promotion du secteur économique et cible particulièrement les PME innovantes dans les TIC. Selon Mme Houda-Imane Feraoun, il est question entre autres d'intégrer la recherche et le développement, de consolider le tissu des industries technologiques et de promouvoir les jeunes entreprises innovantes dans le domaine. D'ailleurs, poursuit-elle, «des unités de recherches seront créées par la suite à travers le territoire national». Du même avis, le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar, a insisté sur la création de structures de recherches dans les entreprises publiques et privées. «Nous visons à inculquer la recherche scientifique dans les entreprise économiques et traduire les travaux de la recherche en projets concrets sur le terrain», dit-il.Prévu initialement à Alger, le Certic (Centre d'étude et de recherche des technologies de l'information et de la communication) a été finalement transféré à Bordj-Bou-Arréridj début 2016. Un choix du site justifié par la densité du tissu industriel activant notamment dans les TIC, dans la région. Le Certic sera doté d'une annexe, mise à sa disposition par l'université de Bordj-Bou-Arréridj et située sur le campus universitaire. Le centre comptera également un incubateur dans le but d'encourager la création d'entreprises innovantes. Il sera réservé aux porteurs de projets de création d'entreprises.Dédié à l'industrie des TIC, le Certic va ainsi permettre aux secteurs des TIC, de l'industrie et de la recherche scientifique de travailler en synergie pour créer la richesse et l'emploi.


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)