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Pas d'arrière-pensée d'amnistie fiscale derrière le décret exécutif fixant le seuil rendant obligatoire l'usage du chèque. C'est le ministre des Finances qui l'affirme. Abderrahmane Benkhalfa ajoute que la mesure s'adressait aux personnes «respectables» qui sont dans la légalité qui devront intégrer la sphère bancaire.Nawal Imés - Alger (Le Soir)Du revers de la main, le ministre des Finances balaye toutes les hypothèses et lectures faites après la publication du décret exécutif rendant obligatoire l'usage du chèque dans les transactions commerciales importantes. En marge de la séance plénière consacrée aux questions orales, le ministre des Finances a tenu à apporter des précisions affirmant que ces dispositions «ne vont pas en faveur des comportements antiéconomiques». Elles sont prises, dit-il, en direction de ceux qui sont dans la légalité.«Nous ne travaillons pas pour les cas d'exception, il faut positiver les choses et parler objectivement. Cette mesure est destinée aux citoyens respectables et non pas pour des cas d'exception», dit-il ajoutant que «cette mesure concerne tous les citoyens qui ont des liquidités et qui veulent continuer à travailler. Et ces citoyens vont avoir plus de facilité dans les banques pour que ces liquidités soient traitées par chèque ou par virement».Le ministre des Finances a précisé que ce décret avait pour seul objectif de faciliter les transactions et d'intégrer dans la sphère légale les fonds qui sont hors circuit.Dès le 1er juillet, les banques devront ouvrir leurs guichets pour recevoir tous les fonds qui sont hors circuit bancaire. Une réunion regroupera les établissements bancaires et financiers et la tutelle pour préparer la mise en œuvre pratique de ce nouveau mécanisme.Publié mercredi dernier au Journal officiel, ledit décret rend obligatoire le paiement par les moyens scripturaux (chèque, virement, carte de paiement, prélèvement, lettre de change, billet à ordre), à travers les circuits bancaires et financiers, toutes les transactions dépassant le seuil de cinq millions de dinars pour les transactions immobilières et d'un 1 million de dinars pour l'achat de véhicules neufs, d'équipements industriels, de yachts ou bateaux de plaisance, de biens de valeur auprès des marchands de pierres et métaux précieux.«La LFC n'est pas encore prête»Interrogé au sujet des dispositions prévues par loi de finances 2015, le ministre des Finances a été catégorique, répondant que le texte était toujours en cours d'élaboration et d'examen par le gouvernement. Toutes les propositions et leurs retombées sont en cours d'étude. «Nous ne pouvons pas parler de projet de LFC du moment qu'il n'est pas encore finalisé et que le gouvernement ne l'a pas encore achevé. Tout ce qui a été dit par les médias sur ce projet relève de la spéculation», a-t-il ajouté. Le ministre des Finances avait été auparavant interpellé au sujet des importations de véhicules destinés aux personnes à mobilité réduite. Au député qui lui demandaitquelles étaient les facilitations accodées dans ce cadre, le ministre a répondu que des propositions étaient en cours d'élaboration dans le cadre du code des douanes. Des facilitations pourraient également être concédées dans la loi de finances 2016.Autre question adressée à Benkhalfa, celle relative à l'usage de faux billets au sein des administrations fiscales. Le ministre répondra que ce problème sera appréhendé dans le cadre du projet de modernisation de l'administration fiscale.


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