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Fin des retraits du permis de conduire '



Plusieurs fois annoncée, la mesure de remplacement du retrait du permis de conduire par d'autres moyens n'a jamais été concrétisée. L'idée est remise sur la table par le ministre des Transports.Karim Aimeur - Alger (Le Soir) - La proposition de mettre fin au retrait immédiat du permis de conduire suite à certaines infractions au code de la route refait surface. Le ministre des Transports, Aïssa Bekkaï, a annoncé, hier, que son département avait préconisé de mettre fin à la procédure décriée par les automobilistes et qui constitue un facteur de la petite corruption.
Une mesure alternative est proposée par le ministre. Elle consiste, selon Echorouk, en un procès-verbal de contravention assorti d'une amende doublée à celles appliquées actuellement.
« Cette proposition est en cours d'études avec les services concernés », a affirmé le représentant du gouvernement lors de son passage à une émission de la chaîne arabophone. Destiné à réduire le nombre des accidents de la route et des victimes, le retrait du permis de conduire a montré ses limites et n'était d'aucune efficacité en la matière. Le nombre des accidents reste élevé et la liste des victimes s'allonge chaque jour. Un constat relevé par le ministre.
Le changement de procédure doit passer sans doute par une révision du code de la route.
L'annulation de la mesure de retrait du permis de conduire est une vieille idée qui n'a pas trouvé le chemin de la concrétisation. Le projet du permis à points, annoncé en grande pompe il y a quelques années, n'a jamais abouti. Pourtant, le projet était ambitieux mais il avait buté sur le manque de la volonté politique de le concrétiser.
Le mois de mars 2019, le ministère de l'Intérieur avait instruit les walis d'« arrêter l'application de l'ancienne mesure des retraits de permis par les agents chargés de la surveillance routière » et de confier cette mission aux walis à travers la commission de suspension du permis de conduire».
En attendant de mettre fin à cette « sanction » que les automobilistes qualifient d' «injuste » et son remplacement par d'autres mesures moins pénalisantes, ces derniers continueront à subir les conséquences de ce retrait.
Elle est surtout plus pénalisante pour ceux dont le permis de conduire constitue le gagne-pain, tels les transporteurs qui réclament des mesures alternatives.
Sur un autre plan, le ministre des Transports a évoqué la situation de la compagnie nationale du transport aérien, Air Algérie, la qualifiant de « difficile » tout en soulignant la nécessité de revoir sa gestion interne.
Il a également critiqué les prix appliqués par la société affirmant qu'ils sont exagérés et ne conviennent pas au pouvoir d'achat du citoyen.
Selon lui, il y a des mesures qui visent à améliorer la situation d'Air Algérie à court, moyen et long terme.
Le ministre a annoncé que des accords de principe ont été accordés à 9 entreprises privées pour activer dans le domaine du transport aérien.
Concernant le transport maritime, l'orateur a fait savoir que son département a accordé des accords de principe pour 7 entreprises privées pour y exercer.
K. A.
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