Alger - Revue de Presse

Fête nationale de l’Indépendance



Grâce présidentielle au profit des journalistes Comme nous l’avions annoncé dans l’une de nos précédentes éditions, le président de la République a décidé, hier, de mesures de grâce au profit de journalistes. Cette mesure a été décidée à l’occasion de la célébration du 44è anniversaire de l’Indépendance nationale. La grâce «comporte une remise totale des peines d’emprisonnement et/ou d’amende auxquelles ils ont été condamnés pour outrage à fonctionnaire, outrage à institutions et corps constitués, diffamation et injure», précise la même source. Ces derniers jours, journalistes et directeurs de publications ont reçu un nombre effréné de citations à comparaître, parfois par des circuits inhabituels et avec une célérité tout aussi inhabituelle. En effet, des affaires jugées en première instance il y a moins de 15 jours, et pour lesquelles des appels ont été interjetés, sont «montées» très rapidement à la Cour d’appel. A noter également que la plupart de ces affaires ont été renvoyées sur la demande des prévenus car intrigués par cette célérité «hors norme». Une question, dès lors, se pose : ces affaires renvoyées, pour la plupart au mois d’octobre, sont-elles concernées par cette mesure présidentielle ? La question demeure posée. D’autre part, une deuxième série de mesures de grâce comportant «des remises totales et partielles, est prise au profit de certaines catégories de détenus condamnés définitivement ayant suivi un enseignement ou une formation sanctionnée par une réussite aux examens», précise-t-on encore. Par cette mesure, le pouvoir veut enterrer définitivement «la hache de guerre» avec les médias, notamment ceux dits indépendants ou privés. Elle (la mesure de grâce, ndlr) consacre de manière indélébile la liberté d’expression en Algérie que certains présentaient en danger de mort. Il reste que le fond doit être examiné par le Premier magistrat du pays, à savoir dépénaliser le délit de presse. Car il demeure une certitude, un journaliste peut se tromper, mais ne doit pas être traité comme un délinquant.
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