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Ferragui reconquiert le coeur de ses fans VENDREDI DERNIER, IL A ENFLAMME LA SALLE IBN KHALDOUN



Ferragui reconquiert le coeur de ses fans                                    VENDREDI DERNIER, IL A ENFLAMME LA SALLE IBN KHALDOUN
«La chanson Ayul Ihamlene Thoulas, était pour beaucoup dans mes succès».
Après huit ans d'absence dans les salles de la capitale, le célèbre artiste Farid Ferragui revient en force pour faire le plein, la soirée de Yennayer, à la salle Ibn Khaldoun à Alger.
Très à l'aise sur scène, Farid entame le gala du retour avec son premier tube Ayul Ihamlene Thoulas, (ô coeur qui aime les femmes), devant une grande assistance composée à 80% de familles.
«En réalité, ce n'est pas mon public que je retrouve seulement, mais ce sont mes amis, mes frères et soeurs après presque huit ans d'obscure sur scène», dit-il.
A l'écoute de son public, l'artiste répond modestement aux appels des fans qui lui demandent des chansons. Trente ans de carrière artistique jalonnés de succès, Farid Ferragui rappelle tant bien que mal les exigences. «Il faut reconnaître que la chanson Ayul Ihamlene Thoulas, était pour beaucoup dans le développement de parcours artistique», dit-il.
Rehaussé par la présence de l'écrivain Khalfa Mammeri, qui n'est plus à présenter et tant d'autres, Farid Ferragui a respecté son rythme habituel brillamment, tout en commentant intelligemment ses chansons à chaque fois que le contexte l'impose. «Si on nous avait écoutés, on aurait évité le malheur au pays», dit-il en évoquant la chanson Thamourthiw. «Nous aimons notre pays, nous n'aimons pas la violence», une chanson qui a été écrite après les événements d'Octobre 1988.
Ayul Ihamlene Thoulas, Thakhathemthenni, Aouine Yeznouzoune El djaoui, Thamourthenegh, El Waldine, (Les parents), Yelli, Emmi, sont quelques-uns des tubes qui ont été interprétés durant plus de deux heures.
«Il nous a fait revenir des années en arrière. Le gala d'aujourd'hui est un rajeunissement pour nous», dit une femme accompagnée de son mari et ses enfants. Original, Farid Ferragui ne change pas d'un iota sa position sur le principe de la valorisation des origines kabyle et berbère. «Je vis comme tous les autres. Je fais mon marché comme tous les citoyens et je suis sensible à tout ce qu'ils vivent de bien ou de mal au quotidien», révèle-t-il.
Fort de son verbe et façon de lancer des messages de paix, de tolérance, d'amour et fraternité entre Algériens d'abord, et l'humanité entière, Farid Ferragui, titille les sensibilités. «Soyez ce que vous voulez, mais dignes de votre pays. Quelles que soient les tendances, l'Algérie est au-dessus de tout», rappelle-t-il les consciences.
Après avoir laissé place à deux jeunes talents, Messaoud et Djaâfar Aït Maâmar, 14 ans, qui a repris brillamment les chansons de feu Matoub Lounès, Farid Ferragui ne refuse pas des sollicitations de jeunes talents qui veulent percer, tout en marquant sa disponibilité pour les causes nobles et humanitaires où qu'elles soient. Bravo et merci Farid Ferragui!
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