La fermeture des frontières au sud du pays est une "décision souveraine" prise par l'Algérie, a indiqué, dimanche à Alger, le ministre de la Communication, Abdelkader Messahel."Les frontières du Sud de l'Algérie sont fermées depuis le début des turbulences au Nord du Mali et elles resteront fermées pour des raisons de sécurité nationale. C'est une décision souveraine de l'Algérie", a affirmé M. Messahel lors d'une conférence de presse animée conjointement avec le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra.
"Toutefois, du fait des relations familiales entre les populations algériennes et maliennes dans l'extrême sud, il a été décidé d'ouvrir ces frontières une fois tous les 15 jours, et ce, sous contrôle de l'Armée", a fait observer M. Messahel.
Il a en outre insisté sur le "contrôle" de cette ouverture, expliquant que toutes les attaques du groupe terroriste MUJAO étaient dirigées de cette région. "Il s'agit d'attaques ayant ciblé l'Algérie, d'où la nécessité de contrôler les frontières", a précisé le ministre.
M. Messahel a ajouté à ce propos que la mission de l'Armée nationale populaire (ANP) consiste à assurer la sécurité interne et au niveau des frontières.
De son côté, et évoquant les frontières avec la Libye, M. Lamamra a souligné "l'engagement de l'Algérie à sécuriser ses frontières avec ce pays", tout en continuant de lui témoigner sa solidarité à l'occasion de toutes réunions qui, de près ou de loin, concernera la sécurisation des frontières".
A cet effet, M. Lamamra a fait savoir qu'il prendra part à la conférence régionale sur la sécurité des frontières entre les pays du Sahel et du Maghreb, prévue à Rabat (Maroc) jeudi prochain, soulignant que "l'Algérie, qui est invitée, n'a pas pour habitude de pratiquer la politique de la chaise vide".
Enchaînant sur la situation en Tunisie, il a affirmé que l'Algérie, qui reste toujours à l'écoute de ce pays, entretient avec lui des relations de "coopération fraternelle", formulant également son "souhait" pour que la Tunisie réussisse sa période de transition pour la poursuite de l'édification de ses institutions démocratiques.
Par ailleurs, M. Messahel a démenti l'information rapportée par la presse et faisant état d'une "tentative d'attentat contre le Premier ministre Abdelmalek Sellal à Tamanrasset où il avait effectué une visite d'inspection et de travail jeudi dernier. "C'est une information infondée", a-t-il affirmé.
Au sujet de l'ancien ministre de l'Energie et des mines, cité dans des affaires de corruption de la Société Sonatrach, M. Messahel a indiqué qu'il ne pouvait pas parler d'une affaire qui est entre les mains de la justice. "Je ne peux pas parler au nom de la justice, il faut attendre les résultats de l'enquête et laisser la justice faire son travail".
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Algérie Presse Service
Source : www.aps.dz