Fermé début septembre dans le sillage de la grande opération nationale d'éradication des marchés informels, le marché Ali-Mellah, à Sidi-M'hamed, au cœur de la capitale, a repris partiellement ses activités en attendant sa réouverture totale d'ici quelques jours.
M. Kebci - Alger (Le Soir) - Cette réouverture a eu lieu hier avec la réception du pavillon fruits et légumes au bout d'une période de réhabilitation et de viabilisiation. Une priorité au vu, comme l'affirmera Mokhtar Bourouina, le maire de Sidi-M'hamed qui a organisé une visite guidée pour la presse, de la très forte sollicitation citoyenne du fait que les chefs de famille n'ont plus suffisamment d'espaces où s'approvisionner en fruits et légumes suite à l'éradication des vendeurs informels qui pullulaient dans les quartiers populaires de la capitale. Cette première réception sera progressivement suivie de celle du pavillon de l'alimentation et de la boucherie, du bazar d'habillement hommes et femmes, et ce, avant le 9 octobre prochain, promet le maire. Pour revenir au pavillon des fruits et légumes, ce grand hangar abrite pas moins de 198 étalages dont une vingtaine ont été abandonnés pour diverses raisons. L'ensemble du site, qui connaît depuis le début du mois d'intenses travaux de réhabilitation, verra la destruction d'une soixantaine de locaux commerciaux, dont 17 à l'entrée, consécutivement au rapport d'une commission technique mixte qui a tenu compte, selon M. Bourouina, des considérations notamment d'ordre sécuritaire aussi bien pour les commerçants que les nombreux clients qui fréquentent quotidiennement cet espace. Ainsi, il est question de multiplier les accès, d'élargir ceux existants à l'effet de permettre l'intervention des agents de la Protection civile en cas d'incendie ou toute autre catastrophe. Les occupants de ces espaces seront casés ailleurs, au sein même du marché, promet le maire qui a été interpellé par deux personnes au sujet de la détention par des fonctionnaires de la mairie de nombre de locaux qu'ils louent où qu'ils exploitent carrément. Remarque dont M. Bourouina prendra acte, affirmant que cette situation navrante relève d'un lourd passif dont il a hérité. Cela dit, le maire relèvera que l'assainissement de l'activité dans ce marché sera mené à terme quel que soit le prix. Et l'opération d'éradication de l'informel a touché, jusqu'au 25 septembre dernier, pas moins de 84 marchés informels avec 3 125 marchands clandestins débarqués à de la capitale. Pour Hamid Bahloul, chef de brigade à la DCP d'Alger, il reste encore à éradiquer 85 autres marchés informels où activent 3 900 marchands. Notre interlocuteur, qui fait savoir qu'une enveloppe de l'ordre de 93 milliards de centimes a été dégagée à cet effet, parle de 33 marchés de proximité et de 14 marchés couverts en projet. En attendant, et comme alternative provisoire pour les centaines, voire les milliers de gens qui tiraient leurs revenus de cette activité parallèle, M. Bahloul évoquera la délocalisation de ces derniers dans des espaces bien précis.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M K
Source : www.lesoirdalgerie.com