Alger - Revue de Presse

Fawzi Tibaoui, 34 ans : Entre le Maroc et l'Algérie, il a choisi l'Algérie



Fawzi Tibaoui, 34 ans : Entre le Maroc et l'Algérie, il a choisi l'Algérie
Trois pays en moins de quinze ans ! Derrière son allure sereine, Fawzi Tibaoui, 34 ans, cache une âme d'aventurier. En 2006, il choisit de revenir à Alger pour fonder, avec son cousin, Goblin BS, une entreprise de communication. Pourtant, c'est au Maroc qu'il a commencé son périple. Là où, alors qu'il est adolescent, sa famille s'installe. Il y restera jusqu'à l'université, puis en 1998, il décide de compléter sa formation en s'envolant pour le Canada. Là-bas, il intègre l'Ecole des hautes études commerciales de Montréal où il obtient un bachelor en commerce (à peu près l'équivalent d'une licence). Avec ses diplômes canadien et marocain, il revient au Maroc fonder sa première société. Mais pas pour longtemps' « Je ne saurais pas expliquer pourquoi j'ai choisi de partir pour l'Algérie, c'est compliqué, réfléchit-il. C'est peut-être lié à ma personnalité ou bien c'est par amour du pays. » Les débuts sont difficiles : les deux associés souffrent de la bureaucratie et de l'absence d'aide. « Les clients, les contacts et nos proches, par leur confiance, nous ont plus aidés que les institutions qui s'acharnaient à nous mettre des bâtons dans les roues ! », raconte-t-il en riant.Dans son bureau, dans une villa de Bouzaréah, il a placardé au mur plusieurs affiches de films. Dans la conversation, il évoque sa passion pour les films d'auteur et ses projets. Avec un capital de départ de 250 000 DA, Goblin BS affiche, quatre ans plus tard, un chiffre d'affaires de 12 millions de dinars. Ses clients : les petits privés algériens mais aussi l'Union européenne. Fawzi ne compte pas s'arrêter en si bon chemin et projette de se lancer dans l'impression numérique et les énergies renouvelables. Et pour cela, il s'arme de patience. « Il faut attendre que l'Etat et les banques croient en nous, car pour eux, nous sommes tous des escrocs' Les banques ne manifestent pas beaucoup d'intérêt pour les projets novateurs. Au Maroc, cela aurait pris dix fois moins de temps ! Je regrette qu'on ne fasse pas confiance aux jeunes, car je suis sûr que le changement viendra d'eux. »
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