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Favoriser les politiques sociales pour combattre le recrutement de DAESH



Favoriser les politiques sociales pour combattre le recrutement de DAESH
Intervenant à la radio hier, la ministre de la Justice française Christiane Taubira a profité de son séjour en Algérie pour renforcer la coopération bilatérale dans la lutte anti-terroriste, en insistant sur l'importance d'aménager le bien-être social afin de contrecarrer le recrutement des jeunes dans le réseau de Daesh.Naouel Boukir - Alger (Le Soir) - Utilisant internet comme outil stratégique d'attraction et de recrutement des jeunes «en détresse», Daesh cible souvent les jeunes dans une situation sociale ou économique délicate ou précaire. A ce titre, ils trouvent refuge dans les prêches «absurdes» et les «promesses de mort» de ces groupes terroristes. Des jeunes qui jugent la mort et leur mort plus stimulantes et attractives que les perspectives que lui propose son pays, a regretté la ministre.D'où l'importance de garantir le bien-être au citoyen. C'est pourquoi elle appelle les Etats à se focaliser davantage sur les politiques sociale et sociétale et d'éviter que le jeune diverge vers ces issues faussées et extrêmes. Insistant que c'est «le combat de recrutement» qu'il faut gagner. Indiquant que la France comme l'Algérie criminalise le paiement de rançons qui sont des «contributions involontaires» à l'élargissement de ces forces du mal dont il faut tarir les sources humaines et matérielles. D'autant plus que la lutte anti-terroriste doit être «ferme, sans nuances et sans états d'âme», selon elle. Rappelant les malheureux évènements qu'ont vécus Paris et la France par ailleurs, C.Taubira a avoué qu'effectivement les actes d'islamophobie ont connu leur pic suite à l'attentat terroriste. Une trentaine d'agressions à l'encontre des musulmans et leurs lieux de culte ont été enregistrées les premiers jours, pour que ces statisques s'élèvent à une centaine par jour les trois semaines suivantes. Dès lors, des mesures et recommandations ont été données, a-t-elle mentionné, pour que plus de «réactivité et de sévérité» qualifient les sanctions de ces «délits» et en consolidant les «pèles anti-discrimination» au sein des justices. Condamnant, par ailleurs, toute utilisation de ces actes terroristes à des «objectifs électoraux» ou par simple «cynisme» considérant que la nation française est «ethnique» et non pas civique. C.Taubira a qualifié ces magouilles d'une «vision imbécile», se «confrontant aux valeurs de la République», d'une catégorie d'individus qui «n'aime pas les autres et les rejette», a-t-elle expliqué simplement.En outre, elle a insisté sur l'importance de l'égalité qui ne doit pas être un principe conceptuel seulement mais une vérité de fait. Une égalité d'accès à une éducation de qualité, à l'enseignement supérieur, aux services publics, aux postes de travail et de responsabilités pour une «inclusion sociale» est ce qu'a souhaité la ministre de la Justice afin de contrecarrer le développement de tous types de discriminations.Ceci en précisant que la polémique actuelle créée sur la possibilité de «déchéance» de la nationalité française des individus ayant une bi-nationalité est un sujet «qui va s'éteindre». Voulant écarter le flou qui tourne autour de cette thématique, C.Taubira a précisé que cette procédure «étant censée jouer un rôle anti-terroriste», constitue un cas exceptionnel. Ceci dans la mesure où elle ne s'applique que sur les individus de bi-nationalité ayant fait l'objet de «crimes graves».Une loi qui accuse certainement une nuance d'injustice et de malveillance surtout qu'une appartenance est indiscutable et ne doit pas être sujette à négociation.


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