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FATIHA KADDOURI, COMMISSAIRE DU FESTIVAL INTERNATIONAL DE DANSE CONTEMPORAINE 'Cette édition sera d'un niveau nettement supérieur aux précédentes"



FATIHA KADDOURI, COMMISSAIRE DU FESTIVAL INTERNATIONAL DE DANSE CONTEMPORAINE                                    'Cette édition sera d'un niveau nettement supérieur aux précédentes
La commissaire du Festival qui aura lieu, du 15 au 22 novembre au palais de la culture Moufdi-Zakaria, livre, dans cet entretien, les grandes lignes de la 4e édition qui a pour slogan 'Mouvement en liberté". Le programme est dense, entre cycles de conférences, workshop, hommages - notamment au chorégraphe Kamel Ouali -, et des performances de danse.
Liberté : La quatrième édition du Festival international de danse contemporaine approche à grands pas, et nous notons une forte participation algérienne...
Fatiha Kaddouri : Oui, la quatrième édition débutera le 15 novembre prochain et se tiendra jusqu'au 22. Ce festival vient en parallèle et coïncide avec le cinquantième anniversaire de l'indépendance ; il mettra en avant les couleurs nationales. L'Algérie a pris, cette année, la part du lion avec six groupes venus de différentes régions. Nous aurons le ballet national ainsi que plusieurs coopératives venues de Tizi Ouzou, Aïn Defla et Sidi Bel-Abbès. Le festival a encore une fois voulu donner la chance aux danseurs algériens de montrer leur savoir-faire, et donc de fêter l'Indépendance algérienne avec la participation de groupes algériens.
Plus de dix-huit pays participeront à cette rencontre, comment s'est faite la sélection '
L'année dernière, nous étions seize nations avec l'Algérie à y participer. Cette année, nous sommes dix-neuf avec l'Algérie. Il y aura la Tunisie, le Sénégal, le Maroc, la Syrie, la Palestine, la Hongrie, le Venezuela, le Mali, l'Egypte, la Bulgarie, la Croatie, l'Irak, Cuba, le Congo, les Etats-Unis-d'Amérique, l'Indonésie, l'Argentine, l'Espagne. La règle d'or de notre festival est de ne jamais représenter une nation deux années de suitesauf les lauréats, et cela, dans le but d'apporter du nouveau dans chaque édition et de ne pas ennuyer le public. Cette année, cinquantenaire oblige, nous voulions voir tous les pays qui nous ont aidés autrefois durant la guerre de Libération pour qu'ils fêtent avec nous cet anniversaire.
Qu'en est-il de la programmation '
Il y aura des spectacles quotidiens de danse au Palais de la culture et dans différentes salles sur Alger à partir du 16 novembre, des conférences animées par de grands chorégraphes et professionnels de la danse contemporaine dans le monde, et ce, à l'Institut national supérieur de musique et au Bastion 23. Ces conférences auront pour thème la danse contemporaine et seront ouvertes dans le but d'expliquer et de faire sortir le côté académique et pédagogique de cette danse. Différents ateliers seront dispensés par de grands chorégraphes américains aux danseurs algériens afin de parfaire leur formation et compléter leurs connaissances.
Le chorégraphe Kamel Ouali sera honoré cette année...
Kamel Ouali est un Algérien qui a ouvert une porte dans un pays exigeant. Il est parvenu à se faire reconnaître dans un pays qui donne une très grand importance à l'art. Son talent et ses capacités ont fait de lui une icône et une pointure de la danse contemporaine en France, alors la moindre des choses que l'on doit faire est de l'honorer et lui témoigner la fierté de son pays. Cela se déroulera le 17 novembre au palais de la culture Moufdi-Zakaria.
Quelle est la nouveauté de la présente édition '
Sincèrement, à voir les quatre éditions, je sens comme une montée de marches. D'année en année, nous essayons de combler les lacunes, les erreurs et d'élever le niveau. Cette édition est sans aucun doute d'un niveau nettement supérieur aux précédentes. Les différents participants, danseurs, conférenciers sont de vrais professionnels de la danse contemporaine et c'est ce que le public pourra ressentir et juger de lui-même.
Quelles sont concrètement vos attentes'
Le but premier est de prouver qu'en cinquante années d'indépendance, l'Algérie s'est développée dans tous les domaines même les plus inattendus telle la danse contemporaine, qu'elle peut entrer dans ce domaine tout en ayant sa propre touche et en gardant sa personnalité musulmane et conservatrice. Encore une fois, nous cherchons à effacer certaines idées reçues sur l'Algérie et de montrer qu'elle est ouverte aux différents genres de danse. En gros, nous cherchons à ce que cette semaine soit une école de danse contemporaine.
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