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Fateh Rebaï (Ennahda) : «Ultime chance pour redresser la situation» Sur l'importance de la révision de la Constitution et la présidentielle de 2014



La révision de la Constitution et les élections présidentielles de 2014 constituent, pour le mouvement Ennahda, les deux occasions de «la dernière chance» pour sauver le pays qui s'oriente vers «l'inconnu».
Cette remarque a été faite hier par le secrétaire général du mouvement Ennahda, Fateh Rebaï, qui s'exprimait à l'occasion d'une journée de formation organisée au siège de ce mouvement politique à Alger à l'intention de ses cadres. Dressant un constat des plus amers de la situation du pays, Fateh Rebaï met en garde contre le «ratage» de ces deux occasions avant de s'interroger : «Est-ce que cette fois-ci encore l'égoïsme va être mis au-devant, au détriment des intérêts suprêmes du pays, et qu'on imposera au peuple des choix dont il n'est pas responsable '»
Rebaï s'interroge encore sur la situation dans le monde arabe et à nos frontières sud (Mali, terrorisme) qui devraient, selon lui, «imposer la sagesse». Le chef de file du mouvement Ennahda pense, dans ce contexte, qu'en raison des «politiques qui ont échoué», l'Algérie est aujourd'hui exposée à la «provocation étrangère» qui constitue un danger pour la stabilité du pays. Pour lui, les réformes politiques engagées il y a deux ans ne sont qu'un «décor» dont le résultat est «davantage de dégradation de la chose politique» qui a engendré une autre dégradation dans tous les domaines «notamment dans les secteurs de l'éducation et de la justice», fait-il remarquer.
Fateh Rebaï, qui préconise le retour «à nos valeurs ancestrales», rappelle dans ce registre que son mouvement a déjà en 2008 refusé la révision de la Constitution qui a «déverrouillé» les mandats présidentiels et «a demandé de définir la nature du régime». Aussi, a-t-il insisté, en rappelant la célébration du «Jour de la victoire», sur les valeurs de Novembre qui définit l'Algérie comme «un Etat démocratique et social dans le cadre des principes islamiques».
La sanction la plus sévère contre les auteurs d'enlèvements d'enfants
Pour l'intervenant, le retour à «ces valeurs» est inéluctable et le danger qui guette la société réside aussi, selon lui, dans ces institutions qui «ne sont pas issues du peuple» et qui pourraient approfondir «la déviation». Favorable à un système parlementaire, à l'instar des autres formations islamistes, Fateh Rebaï estime que «si la parole est rendue au peuple, l'Algérie parviendra à éradiquer la corruption et à appliquer la sentence idoine contre les assassins de nos enfants».
Il fait ici allusion à la peine de mort défendue bec est ongles par la mouvance islamiste. S'exprimant sur l'importance de la formation politique, Fateh Rebaï dira que le parti a surmonté beaucoup de difficultés grâce à «cette méthode». A noter que c'est la deuxième session de formation qu'organise le mouvement en deux mois.
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